‹ L'agonie de Luiz de CamoensChapitre 14 sur 17 · XVI PROLOGUE · texte numérisé non relu

XVI PROLOGUE

absurde persécution, se contenta d'adresser au vice-roi un placet comique dont chaque vers était une plaisanterie épigrammatique sur le sobriquet de fios seccos, et qu'il terminait en demandant à prendre part à la plus prochaine campagne.

Le poète recouvra sa liberté.

ce On a dit, remarque M. Magnin, que Camoens ne recourut que cette seule fois à la bourse des grands. Je crois que, dans cette occasion même, il s'adressa beaucoup plus à l'autorité qu'à la bourse du vice-roi. Ce qui a, peut-être, causé cette méprise, c'est qu'une autre requête en vers, écrite et présentée à Dom Francisco par Heitor da Sylveira, a été insérée dans les œuvres de Camoens. Ce placet s'adressait effectivement à la bourse de Coutinho. Camoens apposa au bas, comme apostille, les vers suivants :

a De doctes livres nous apprennent que la colère du « grand Achille donna la mort à l'Hector Troyen. « Voilà, maintenant, que la faim va tuer notre Hector « Lusitanien. Il court risque d'être accable par son a adversaire, si votre main secourable ne s'interpose et « ne met les combattants hors de lice. »

« Il reste une autre preuve du noble emploi que Camoens faisait de son crédit. C'est une ode où il recommande à la bienveillance de Dom Francisco un grand naturaliste peu fortuné, le médecin Garcia da Orta, auteur d'un ouvrage très estimé sur les plantes de l'Inde.

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