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LA VENALITE DES JOURNAUX REVOLUTIONNAIRES LE (( PÈRE DUCHESNE

Sommaire. — Rôle de la presse. — Feuilles « arrosées ». — Abonnements ministériels. — Organes officieux du Comité de salut public. — Encouragements aux journaux départementaux. — Livres, pamphlets et chansons. — Dépenses du ministère de l'Intérieur. — Journaux quasi officiels : la Feuille de S<ilut public. — Relations entre Hébert et le ministère de la Guerre. — Une note à insérer. — Douze mille exemplaires du Père Duchesne pour les armées. — Exigences de ce service « patriotique ». — « Ramassis de brigands. » — Les antécédents de Hébert : un « raté ». — AT « hôtel de la Frugalité ». — L' « ouvreur de loges ». — Les débuts du Père Duchesne. — Le « sapeur des journalistes » fait « ses orges ». — Candidat au ministère de l'Intérieur!

Somme toute, la condamnation de Marie-Antoinette fut la conséquence des campagnes de presse menées contre elle : la haine ainsi surexcitée devint irrésistible, et, lorsque la meute populaire déchaînée ^ea la curée, il fallut satisfaire son insatiable soif de sang humain.

Mais qui donc menait ces meurtrières campagnes? Quels étaient leurs stratèges, ou tout au moins leurs bailleurs de fonds ?

Souvent, les journalistes sans-culottes n'avaient pas besoin d'être stipendiés, car les profits de leurs publications étaient d'autant plus élevés que celles-

ci étaient plus violentes et plus grossières : Y Ami du Peuple tira, dit-on, à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.

Mais souvent aussi il fallait « arroser » des feuilles qui ne a prenaient » guère, et nous connaissons aujourd'hui la vénalité des journalistes de la Terreur, comme la corruption de ses parlementaires. Il paraît utile d'en donner ici quelques exemples.

h' Antifédéraliste ou Correspondant des sociétés populaires était rédigé par M. -A. Jullien, Cl.-Fr. Payan, Pascal Fourcade, commissaire-observateur du Conseil exécutif provisoire dans les départements du Sud-Ouest. Le 10 septembre 1793, le Comité de salut public arrêta que les ministres de la Guerre et de l'Intérieur étaient autorisés à lui payer chacun, pour trois mois, un abonnement de mille exemplaires, à six livres par mois et par exemplaire. Les rédacteurs envoyaient directement la feuille aux sociétés populaires et aux administrations de districts. Le 2-i octobre, le Comité de salut public prendra pour lui-même un abonnement pour six cents exemplaires, qu'il adressera aux sociétés populaires : les trois agents qui fabriquaient ce journal terroriste étaient, en effet, tout dévoués au Comité et à Robespierre.

Le Journal universel, de Xavier Audouin, était un autre organe officieux du Comité de salut public.

Toujours sous la forme d'abonnements, le ministre Paré favorisait le Batave ou Nouvelliste étranger, de Dusaulchoy (trois cents exemplaires); le Créole patriote, de Milsccnt (quatre cents exemplaires); le Petit Républicain (deux mille exemplaires); le Journal de la Montagne (deux mille exemplaires).

En août 1793, Garât payait un abonnement de six cents exemplaires au Journal populaire, de Pollct, dont l'appétit était du reste formidable, puisqu'il voulait que son service fût fait aux qua-

ante-quatrc mille municipalités ! Nous verrons ]ue le Père Duckesne et Y Ami du Peuple lui-même Dartieipèrent à ces libéralités.

Paré « encourageait » aussi les journaux départementaux : à la fin d'avril 1793, il donnait quatre nille livres à P. Pontard, évêque constitutionnel le la Dordognc, pour qu'il continuât le Journal prophétique, où il s'efforçait de « familiariser les esprits avec le mariage des prêtres » et les y invitait :>ar force « instructions patriotiques ». En octobre, e même ministre glissait mille livres à Publicola Pédon pour le Journal du département de la Haute- Marne. Un autre évêque constitutionnel, Gay- Vernon, décrochait lui aussi mille livres et entretenait à ce prix-là le feu sacré dans la Société populaire de Limoges.

Aux journaux s'ajoutaient les livres, les pamphlets de tout genre, les chansons : Perrin, fournisseur du ministère, pouvait même s'intituler m chansonnier de la République française ». En août 1793, il reçut de Garât seize cents livres pour seize mille exemplaires d'une chanson sur la Fête de la Réunion.

A lui seul, le ministre de l'Intérieur dépensa, pour les subventions de cette espèce, plus de deux cent cinquante mille livres.

Outre les journaux « subventionnés », le Gouvernement possédait d'ailleurs des publications plus officielles encore : telle la Feuille de Paris, qui renfermait le Sans-Culotte observateur et était rédigée sous les yeux, en quelque sorte, du ministère de l'Intérieur par deux employés de confiance : Ferrière et Clouet ; telle surtout la Feuille du salut public, dont le rédacteur en chef Rousselin agissait comme prête-nom de Garât, puis de Paré. Le 3 août 1793, le Comité de salut public, arrêta en effet « qu'il serait rédigé un journal, lequel aurait

pour objet de développer et de répandre les principes des mœurs républicaines et de la liberté, d'exciter le courage des Français contre l'ennemi de l'extérieur. » Le 8 août, le Comité approuva que cette Feuille de salut public fût publiée aux frais du ministère de l'Intérieur; et lorsque, le 15 août, Garât quitta le ministère, il resta à la tête de cette Feuille, comme « mandataire de la République ». C'était l'époque où la reine, par son ultime supplice, allait imprimer, comme disait Robespierre, « une nouvelle force à l'esprit public. »

Parmi les reptiles de la presse révolutionnaire, Hébert mérite une place à part.

Lui aussi était un stipendié. Il l'était même à ce point, que le Père Duchesne peut être classé parmi les journaux « officieux » du régime. Le 26 juin 1793, Vincent, secrétaire général de la Guerre, le priait, de la part de Bouchottc. d'insérer sans délai une note propre « à faire apprécier les calomnies atroces et les imputations absurdes répandues depuis quelque temps contre ce ministre patriote ». « J'attends ce soin de votre zèle pour le bien publie, ajoutait Vincent, et de votre amour pour la vérité. Je vous salue fraternellement. » Or voici le texte de la note, joint à la lettre du secrétaire général :

« Le Tableau politique et littéraire de Paris dit que, et le 12 juin, Marat et Hébert ont touché cin- « quante mille livres à la Trésorerie nationale pour « le prix des souscriptions de leurs journaux envoyés « par le ministre dans nos armées et nos déparer tements. »

« Le fait n'est pas exact, car les abonnemen existaient avant le 12 juin, non pas pour deux | feuilles seulement, mais pour un pins grand nombre de journaux patriotiques qui ne sauraient être trop

répandus dans les armées, et c'est le Conseil exécutif qui, sur les fonds qui sont à sa disposition, a accordé les cinquante mille livres employées à cet usage.

« Le ministre de la Guerre,

« J. Bouchotte. »

Le ministre lui-même confirmait ainsi, officiellement, l'information qu'il prétendait démentir : le Tableau ne s'était trompé que sur la répartition du gâteau de cinquante mille livres, dont Hébert avait eu sa part.

Cette part ne tarda point à s'élargir, car l'impudence de Bouchotte suscitait, en faveur du Père Duchesne, les plus... flatteuses réclamations. Ainsi le 23 août 1793, du quartier général de Gavrelle, près d'Arras, les conventionnels Delbrel, Letourneur et Hubert, représentants du peuple à l'armée du Nord, adressaient « au citoyen Hébert, rédacteur du journal intitulé le Père Duchesne », la lettre suivante :

« Citoyen,

« Nous sommes privés depuis trois semaines du plaisir de recevoir votre journal, toute l'armée le réclame à grands cris : daignez nous instruire des motifs de cette privation, instruire nos braves défenseurs de leurs devoirs et de leurs droits. Voilà ce que nous avons toujours reconnu dans vos feuilles... Le salut de la justice nous prescrit le devoir bien impérieux de ne pas les négliger. Nous avons déjà écrit au ministre à ce sujet... Plusieurs de nos collègues attachés aux armées des Ardennes se plaignent comme nous... »

Bouchotte obéit à cette pression : une note dn

19 septembre 1793, sortie de ses bureaux, nous apprend, en effet, qu'il s'était abonné à huit mille exemplaires du Père Duchesne. Elle nous apprend aussi qu'à partir de cette date il fit beaucoup mieux. En voici le texte :

« Au citoyen Hébert, salut.

« Je vous préviens, camarade, qu'en conformité des ordres du ministre, l'abonnement de votre journal est porté à douze mille exemplaires, ce qui fait quatre mille de plus à compter d'hier 18 de ce mois. Je vous prie, en conséquence, de m'en envoyer quatre mille exemplaires du numéro 286 et de me faire dire aujourd'hui à quelle époque finit l'abonnement des premiers huit mille.

« Je dois vous prévenir aussi qu'il est urgent que vous fournissiez à l'avenir, le même jour que votre journal paraît, les douze mille exemplaires demandés afin qu'ils parviennent aux armées.

« Votre concitoyen, « Colly, chef de bureau des lois. »

Le même document porte cet autre avertissement :

« Citoyen,

« Si vous ne prenez à l'instant les mesures les plus promptes pour exempter vos ouvriers de la réquisition, peut-être que demain vous n'aurez pas un ouvrier à votre imprimerie et vous ne pourrez remplir vos engagements envers le bureau de la Guerre... »

Ainsi, l'impression du Père Duchesne était un service à ce point « patriotique », qu'il autorisait à suspendre en sa faveur les réquisitions militaires ! Il faudra s'en souvenir, car les textes que nous placerons sous les yeux du lecteur apparaîtront, dans ces conditions, comme engageant de bien plus hautes responsabilités que celle de Hébert : un ministre de la Guerre soudoyant, à douze mille exemplaires, une feuille qui répand à jet continu, sur une prisonnière, des ordures sans nom, et faisant de cela l'aliment de l'armée française, c'est assurément là le spectacle le plus monstrueux de l'histoire de la Révolution. Quant aux conséquences militaires, ce bout de dialogue entre le général en chef Ronsin et ses juges suffirait à les caractériser :

« Votre troupe pille, viole, massacre. — Que voulez-vous que j'y fasse? objecta Ronsin. Je sais comme vous que c'est un ramassis de brigands ; mais il me faut de ces gens-là pour mon armée révolutionnaire. Trouvez-moi des honnêtes gens qui veuillent faire ce métier ! »

Pourvu, comme les camarades, de la « braise » qui devait alimenter « ses fourneaux », Hébert joua d'ailleurs, lui aussi, un grand rôle dans les conseils du gouvernement de la Terreur, et les relations de la commune de Paris avec les prisonniers du Temple nous permettront de préciser ce rôle.

Comme il dépassa tous ses complices et s'acharna plus que tout autre à déshonorer la reine, à la vouer à l'exécration du « peuple », il est intéressant de savoir d'abord d'où il venait.

Jacques-René Hébert était né à Alençon, en 1757, d'honorable souche bourgeoise. Comment ce fils d'un maître orfèvre, d'un « ancien premier juge consul, échevin et lieutenant de la bourgeoi-

sie », devint-il le déraciné, puis F « encanaillé » que nous allons dire? C'est ici qu'on voit sourdre, au sein de la société si brillante du xvme siècle, les humeurs corrompues qui crevèrent, à partir de 1789, comme de monstrueux abcès.

Avant même d'avoir atteint sa vingtième année, Hébert fut mêlé à l'histoire scandaleuse de la veuve d'un apothicaire, dont les... amis simultanés, un médecin et un apprenti pharmacien, en étaient venus aux mains ; le pharmacien avait même été à moitié assommé d'un coup de pilon. Le jeune Hébert, témoin de l'attentat, prit le parti du dernier et colla certaine nuit sur les murs de la ville des placards ainsi conçus :

OHm veneno, Nunc eu Itro .

(Hier par le poison.) (Aujourd'hui par le couteau.)

« Sentence rendue au tribunal d'honneur, contre Gilles-Fiacre-Barabbas Clouct, docteur en médecine... »

C'était, sous les formules judiciaires, l'exécution publique du praticien.

Or, la veuve de l'apothicaire avait jadis reçu1 de Hébert, encore au collège, une lettre passionnée qu'elle livra traîtreusement à Clouct, et Clouet la remit au magistrat charge de poursuivre les diffamateurs. Les experts prouvèrent alors la similitude d'écriture entre la lettre et les placards... Le jeune garnement fut condamné à douze livres d'amende, puis, solidairement avec le pharmacien son complice, à mille livres de dommages et intérêts et aux frais de l'affichage de l'arrêt.

Par le foison, par le couteau, cette première

1 Le 21 janvier 1791.

affaire annonçait, avec un singulier symbolisme, les procédés du futur Père Duchesne, pourvoyeur de la guillotine1.

D'autres malheurs achèvent d'en faire un « raté )>. Orphelin 1, ruiné, ne gagnant pas de quoi vivre dans son étude de procureur, il va à Paris « tirer le diable par la queue ». Il présente au théâtre des Variétés amusantes « quelques essais dramatiques », qui ne furent sans doute jamais représentés. Obligé d'accepter la place subalterne de caissier, — ses adversaires diront de vendeur de contremarques, d'ouvreur de loges, — il partit au bout d'un an,... « en emportant de la caisse trois mille livres ». Il en fit lui-même l'aveu à la femme Dubois, « en disant que c'était le motif de son indigence et de sa ruine, par suite d'un procès qu'il avait eu. »

Lorsque, plus tard, il poursuivra de sa haine « les mirli flores à culottes étroites et habits carrés », les « jolies coquines » du Palais-Royal, ce sera en souvenir de ces maudites déchéances.

En 1787, il « souffrait du froid et de la faim à l'hôtel de la frugalité », dans les taudis des environs de la place Mauhert.

En 1789, le 13 juillet, il s'enrôle, au son du tocsin, parmi les citoyens volontaires du district des Carmes. Mais la misère, mauvaise conseillère, le tient toujours au collet ; il n'a plus ni souliers ni chemises, et, pour s'en procurer, il s'avise de déménager à la cloche de bois de chez le médecin Boisset, son « pays », qui lui avait offert un généreux asile... Ce médecin travaillait, paraît-il, à une Vie de Marie- Antoinette !

Hébert avait, bien entendu, porté au mont-depiété les meubles et la literie du médecin : c'est pour

1 11 avait déjà perdu son père. Sa mère mourut en 1787.

en dégager les reconnaissances et éviter de nouvelles poursuites qu'il va commencer le Père Duchesne.

Il parut en août ou septembre 1790.

Le titre même, — qui n'avait rien du reste d'original, puisque le « marchand de fourneaux » de la rue Mazarine, sacrant à tout propos, était un « type » déjà connu, — le titre même constituait une nouvelle escroquerie. Le commis de poste Lemaire avait lancé, en 1789, ses Vitres cassées par le véritable Père Duchesne, dont le style poissard cachait, il est vrai, des idées peu avancées ; puis, en 1790, ses Lettres b... patriotiques du Père Duchesne, avec l'épigraphe : Castigat bibendo mores. L'auteur, qui signait de deux croix de Malte, s'intitulait « fumiste de Sa Majesté ».

Hébert vola, sans façon, le titre alléchant et les deux croix de Malte, et il passa outre aux protestations de Lemaire, tout en vomissant son indignation contre les gueux qui le plagièrent à leur tour.

Au début, ses Grandes Joies et ses Grandes Colères, imprimées chez Tremblay, qui en faisait les frais et « honorait » le Père Duchesne de six livres par jour, étaient d'un « patriotisme » fort mitigé, mitigé en particulier par les faveurs du duc d'Orléans, dont il servait les ambitions après l'avoir d'abord houspillé. Sa « politique » était « constitutionnelle » ; il écrivait, par exemple, le 1er janvier 1791 : « J'aime le roi de tout mon cœur ; » il protestait contre « les hurlements de Marat et des énergumènes qui lui ressemblaient ». Or, parmi ces « énergumènes », se trouvaient les frères Dufour, qui publiaient, eux aussi, un Père Duchesne et auxquels, dernier larcin, il prit la vignette désormais fameuse : un marchand de fourneaux habillé en garde -française,

moustachu, la pipe au bec, le pistolet à la ceinture, la hache levée sur un petit abbé (le fougueux abbé Maury), avec le calembour : Mémento mort /

Au reste, la menace brutale de cette hache fut bientôt le véritable symbole du Père Duchesne. « Le sapeur des journalistes, » selon l'expression ironique de Marat, rivalisa de violence avec Y Ami du peuple, qu'il dépassa par son ordurière grossièreté, et il se mit à frapper à tour de bras sur tout ce qui pouvait alimenter sa froide férocité.

A ce jeu de massacre, il gagna beaucoup d'argent : « J'ai su me faire un état agréable et lucratif, » écrivait-il à sa sœur ; et cela lui permit de s'établir. L'imprimeur Tremblay ayant « fait ses orges avec lui », il se mit à son compte et devint seul propriétaire du Père Duchesne. Il fraya avec les ministres et fit « grande ribote » le 15 janvier 1793, jour où il servit de témoin au. mariage de la fille du ministre de la Guerre, « de papa Pache, » comme il disait familièrement. Il posa même sa candidature au ministère de l'Intérieur ; on lui préféra Paré, l'ami de Danton; mais le substitut du procureur de la commune eut d'autres dédommagements : « Ces hommes, dira Billaud-Varennes lorsque Hébert fera la culbute; ces hommes, qui n'étaient ci-devant que des ouvreurs de loges, étaient montés aux premières loges. »

SOURCES

A. Maihiez, la Corruption parlementaire sous la Terreur (Annales révolutionnaires, numéro de mars-avril 1912). — P. Caron , les Publications officieuses du ministère de l'Intérieur en 1793 et 170't {Revue d'histoire moderne et contemporaine, t. XIV, 1910). — M. Tourneux, Bibliographie de l'histoire de Paris pendant la Révolution française, II, n<» 10373, 10779-10797, 10862, 10871-77. — Fray -Fournier, le Club des jacobins de Limoges (Limoges, 1903). — Archives

nationales, W 78 (Documents sur les journaux subventionnés par le ministère de la Guerre). — Archives nationales, W 78 ! (dossier d'Hébert). — Paul d'Estrée, le Père Du chesne, Hébert et la Commune de Paris (Paris, Ambert, s. d.). — Déclarations de la femme Dubois, parquet du tribunal révolutionnaire, Archives nationales, W 78. — Marat, VAmi du Peuple, n° 287. — Hébert, le Père Duchesne. — Prudhomme, les Crimes de la Révolution, t. V.

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