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tomatologie, les phénomènes pulmonaires et cardiaques qui, généralement discrets, peuvent au contraire, par la dypsnée et la cyanose qu’ils déterminent, être au premier plan de la scène clinique.
Comment meurent les malades ? C’est généralement l’état toxi-infectieux sévère qui les tue. Les phénomènes nécrotiques sont secondaires et ne peuvent être invoqués. Au moment de la mort la fièvre atteint 40°, le pouls filant, incomptable, traduit la défaillance circulatoire signalée dans la majorité des chservations. Dans quelques autres cas les phénomènes pulmonaires, broncho-pneumonie, congestion, sont à un moment donné si intenses qu’ils contribuent encore à hâter l’évolution fatale.
Formes suivant la prédominance d’un symptôme.
— Il est des observations où les phénomènes angineux dominent la scène clinique depuis le début jusqu’à la mort.
Le pharynx, les amygdales sont revêtus de fausses membranes. On croit à une diphtérie : on multiplie les examens bactériologiques qui sont toujours négatifs (deux fois, cependant, on a trouvé le bacille de LŒFFLER (SCHULTZ-LEUCHTENBERGER). Ce sont les formes pseudo-diphtériques.
Dans maints cas il n’y a, pendant la plus grande partie de l’évolution, qu’une ulcération nécrotique sur un pilier du voile ou sur l’amygdale : on croit à une angine de VINCENT (l'association fuso-spirillaire a, elle aussi, été trouvée deux fois). Les phénomènes généraux peuvent en imposer pour une affection d’allure typhoïde ; l’observation publiée, en 1929, par SCHULTZ en est le type : début progressif, tuphos, pas d’angine et fièvre élevée. On pourrait multiplier le nombre des formes cliniques en prenant
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pour base chaque symptôme. Nous ne ferons que rappeler encore l’importance que peuvent avoir les phénomènes abdominaux dont nous avons parlé déjà au chapitre de la symptomatologie.
Complications. — Si nous nous sommes demandé tout à l’heure à quel moment débutait l’agranulocytose, nous pouvons maintenant nous poser une autre question : quand finit-elle ? autrement dit, les malades meurent-ils toujours en état d’agranulocy-
tose ?
Le malade de DESPUJOLS était, hématologiquement, guéri de son agranulocytose quand les phénomènes péritonéaux l’enlevèrent. Ceux-ci n'étaient, en somme, qu’une complication due à une évolution trop poussée d’une lésion fréquente : l’ulcération du cœæœcum. Cette lésion intestinale a évolué ; indépendamment de sa cause et en raison de l’organe atteint, la mort était inévitable. Maïs nous verrons, à propos d’autres observations (formes avec guérison, formes récidivantes), que des complications telles qu’un abcès de l’anus, ou toute autre suppuration, peuvent augmenter la durée de la maladie, mais n'être pas fatales parce qu’un abcès est évidemment moins dangereux à l’anus qu’au niveau d’un organe intra-péritonéal.