‹ L'AgranulocytoseChapitre 27 sur 45 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Nous ne nous étendrons pas sur ce chapitre sous peine de nous exposer à d’inutiles redites. Mais, à la fin de cette étude, après avoir envisagé les diverses formes cliniques du syndrome agranulocytaire et ses associations possibles, il nous paraît que l’on peut tirer certaines conclusions quant au pronostic.

On porte toujours un pronostic très sévère en posant le diagnostic de syndrome agranulocytaire pur ou associé. On ne peut en tous cas tirer aucune conclusion d’une formule leucocytaire qui paraîtrait un peu s'améliorer. Cependant, JEDLICKA, puis Mou- QUIN et FLEURY considèrent comme d’un bon pronostic la présence d’éosinophiles que l’on peut observer jusqu’à des taux de 11 %.

L’ulcération anale, quand elle évolue vers l’abcédation, est évidemment un bon indice puisque le pus atteste la présence de polynucléaires et nous avons vu combien il y avait de malades qui guérissaient ainsi.

Enfin, un syndrome agranulocytaire associé, ayant pour origine une intoxication arséno-benzolique, comporte un pronostic moins sûrement fatal que lagranulocytose pure. Encore faut-il, en ce cas, tenir compte du taux des polynucléaires et s’il est aussi bas que dans les cas les plus typiques d’agranulocytose, le pronostic est tout aussi mauvais. On pourra à coup sûr pronostiquer la mort si l’hémo-

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culture est positive, car dans ce cas la septicémie tuerait le malade si l’agranulocytose primitive l’épargnait. (Le malade de LEUCHTENBERGER, qui fit une agranulocytose au cours d’un traitement antisyphilitique, guérit pourtant malgré l’hémoculture positive.)

L'apparition de phénomènes pulmonaires ou abdominaux comporte également un pronostic fâcheux.

Mais, même si le malade guérit, il faut se souvenir qu’il est sans doute un prédisposé : la récidive est toujours possible. |

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