‹ L'AgranulocytoseChapitre 34 sur 45 · CG B · texte numérisé non relu

CG B

Poly. neutro : 16 %.

Lympho. : 84 %.

Séro-diagnostie de Widal négatif au B. d’Eberth et aux B. paratyphiques.

Le 26/10, lassitude générale sans localisation morbide. Examen gynécologique négatif. En arrière, râles diffus dans les deux poumons sans matité.

Tableau du sang :

Hémoglobine : 77 %.

Poly-aneur 215007;

Lympho. : 85 %.

Monocytes : 5 %.

Cellules d’irritation de TURK, 5 % ; tension artérielle (Riva RocGCt), 11,5. Examen du fond de l’œ'l normal.

Le 27, la malade se sent mieux, mais la fièvre est toujours élevée ; il n’y a que 800 globules blancs avec 5 % de poly.

Le 29, elle se plaint de pesanteur à l’épigastre avec mauvais état général. Il y a des rhagades aux lèvres, l’une d’elle à la commissure labiale droite est superficiellement nécrotique. On en fait un frottis qui révèle peu d'éléments figurés : quelques cellules épithéliales, quelques noyaux libres, quelques rares cellules à noyaux polymorphes et des détritus cellulaires impossibles à identifier. Il y a 20 % de polynucléaires.

Le 30, la malade est très fatiguée, apathique, température à 39°, pouls à 136, G. B. 800. Une hémocuiture a donné deux colonies de staphylo.

Le 31, lassitude ct somnolence, température à 40°, langue très sèche, inflammation marquée des gencives. Les petites nécroses superficielles s'étendent aux deux commissures labiales ; G. B. 600. On fait une première irradiation. Le lendemain la malade paraît un peu plus éveillée. Température : 40°1. Pouls : 120. Vomissements.

Tableau du sang :

Poly. neutro. : 2 %.

Monocytes : 2 %.

Deuxième irradiation. Le 2 novembre on découvre une fissure anale de la grosseur d’une lentille. Le lendemain l’état général décline rapidement, la malade est apathique, souffre de l'estomac ; sur les lames de sang on ne trouve plus que quelques lympho. isolés et la malade meurt, le 4 novembre, en pleine défaillance cardiaque, onze jours après son entrée à l'hôpital.

Autopsie. — Coloration subictérique de la peau et des muqueuses.

Poumons : rétractiles à l'ouverture, adhérences au sommet, la plèvre est intacte. Au sommet du poumon cicatrice ardoisée. Les ganglions lymphatiques sont augmentés de volume dans le médiastin. Lésions de broncho-pneumonie aux deux bases et au tiers moyen droit. Catarrhe bronchique. Péricarde normal.

Cœur : de la grosseur d’un poing, muscle cardiaque lisse, endocarde normal, les ventricules sont un peu dilatés. Quelques taches athéromateuses sur l’aorte.

Œsophage : muqueuse gris blanc avec un enduit jaunâtre facilement détachable, élastique disposé par bandes longitudinales de 1 à 2 cc.; elles se prolongent jusqu’au cardia.

Muqueuse gastrique normale. Le jéjunum et l’iléon supérieur sont rouges, un peu congestionnés.

Foie: volume moyen, mou, la capsule est délicate, la surface est lisse, gris verdâtre avec des foyers nécrotiques visibles par transparence à travers la capsule et de la grosseur d’une lentille, ces foyers sont jaunâtres, parsemés de petits noyaux suppurés, dans la vésicule bile noire abondante. Voies biliaires libres.

Rate : consistante sans adhérences, aspect normal à la çoupe,

Pancréas : petit et ferme, structure intacte.

Capsule surrénale et ‘rein normaux.

Dans la rate et la vésicule biliaire un ensemencement donne du colibacille en culture pure.

Microscopiquement. — Dans l’œsophage, l’épithélium pavimenteux est conservé par places. Ailleurs, on voit de larges plages nécrotiques sur lesquelles se trouve un enduit formé par un mycélium de champignons qui pousse des prolongements jusque dans la sous-muqueuse. A peine une légère réaction cellulaire avec cellules plasmatiques.

Rate parsemée d'innombrables nécroses qui atteignent jusqu’au double du volume d’un corpuscule de Malpighi. Thromboses veineuses faites de tissu nécrotique. Ces nécroses s'étendent jusqu'aux sinus veineux d’assez gros calibre. En somme, il manque autour de ces nécroses une zone réactionnelle. On les prendrait presque pour des corps étrangers. Autour de ces nécroses il y a, par groupes isolés, des cellules plasmatiques. Dans les vaisseaux sanguins de la rate, on ne voit que des mononucléaires avec de très rares polynucléaires disséminés.

Dans le foie mêmes nécroses que dans la rate. On a l’impression qu’elles ont un rapport avec le système vasculaire. Pas de réactions cellulaires, les plasmazellen mêmes sont rares, ni microbes, ni spirochètes.

Dans les amygdales le revêtement épithélial est bien conservé et, malgré certaines modifications régressives, pas d’altérations inflammatoires. A ‘un seul endroit on découvre dans la profondeur une nécrose qui rappelle celle du foie. Rien d’anormal dans les reins.

Moelle osseuse : elle est très pauvre en cellules, on ne trouve que quelques éléments lymphoïdes, peut-être leucoblastes ; ni myélocytes, ni polynucléaires, quelques mégacaryocytes isolés. Erythroblastes et érythrocytes.

STAEMMLER. — Femme de 52 ans. Début brutal par maux de gorge et fièvre. Dès le lendemain dyspnée et aggravation rapide de l’état général.

Examen. — Malade extrêmement dyspnéïque et cyanosée, le pouls est à peine palpable, on pratique une trachéotomie d'urgence, respiration artificielle. Mort,

Autopsie. — Inflammation d'aspect nécrotique de: toute l’arrière-gorge, des amygdales, du plancher de la bouche et du palais. Les plages nécrotiques ont un aspect vert grisâtre. Œdème des tissus rétropharyngés et au voisinage du corps thyroïde. Les muqueuses du larynx et de la trachée sont simplement rouges, la rate est un peu grosse, la moelle fémorale rouge. L'aspect local de la gorge fait soupçonner une affection du sang. On fait des frottis, ceux-ci montrent l'absence complète de granulocytes et des lymphocytes en nombre normal. On voit, en outre, sur les lames de sang des quantités de streptocoques.

Dans la moelle, histologiquement, pas de granulocytes et réaction des oxydases négative. Dans les liquides d’œdème pas de polynucléaires, dans la gorge pas de ba£illes diphtérques. Partout on trouve du streptocoque en quantité.

L’auteur conclut : agranulocytose, angine nécrotique, septicémie à streptocoques.

GUTHLEIN. — Femme de 29 ans, soignée depuis longtemps pour des troubles nerveux. Début, il y a trois jours, par des maux de tête, puis le lendemain angine et frissons violents. Vomissements. Température à 40°.

Examen. — Langue sèche avec amygdales grosses et rouges, pas d’altération des muqueuses buccale et pharyngée. Température : 40°. L'examen des autres organes est normal.

Dans la gorge on trouve du strepto hémolytique et du staphylo.

Tableau du sang :

Hémoglobine : 90 %.

Mono. : 21 %.

Lympho : 79 %.

Poly. 2:00; Hémoculture stérile.

La maladie évolue pendant cinq jours au cours desquels il semble y avoir des signes de congestion pulmonaire à gauche.

Creer

Le cinquième jour il y a 8.100 G. B. sans aucun polynucléaire.

Mort cinq jours après le début.

GUTHLEIN. — Enfant de 5 ans atteint depuis deux ans d’épilepsie, faible d’esprit.

Début : température à 38°6 et un exanthème scarlatinique caractéristique. Angine rouge.

Tableau du sang :

Poly. neut. : 59 1/2 %.

Eosino. : 3 %.

La température demeure à 39°. Et neuf jours après le début elle est à 40°. À ce moment,

Tableau du sang :

Poly sn2807

Eosino. : 2 %.

Monocytes : 3 %.

Lympho. : 92 %.

Les amygdales sont très rouges, tuméfaction modérée des ganglions, pas de bacille de LŒFFLER.

Dans les cinq jours qui suivent, des ulcérations apparaissent dans la bouche, le nombre des G. B. passe de

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