L'AGR1C(JLTI]R£ £T LA POPULATION
nal qui a eu lieu à Tulle en 1856^ pour les onse dépurtements des montagnes du Centre, et j'ai obtenu la médaille, ('es onze dépai'tements, bien qu'ils possèdent beaucoup de bétail^ man* quent <le beurre et n'en ont en général qfue de très-mauTais^ les Taches ayant à peine assez de lait pour nourrir leur vean. En rendant compte du concours de Tulle, le Journal d'agriculture pratique s'exprime ainsi , dans son numéro du 5 juin IBftd* « Le beurre primé, <pii a^ait cependant plus de huit jours, a fourni un eicellent déjeuner à MM. les mendireB du jury; la pâte en était ûne, grasse, saToureuse, d'un goût ex- 9ii8. »
Note m (page 80).
L'AGllGOLTimB AUX ÉTATS-miS.
Bapport lu à la lodété emtrib d'igrievltani tai m téuiM
du 9 atril 1850.
La Société m*a fait Thonneur de me demander un rapport sur une statistique de l'agriculture aux États^Jnis en 1853, qui
lui a été offerte Tannée dernière, au nom du gouTemement américain, par M. Vattemare. Je viens un peu tard m acquitter de cette dette. Une circonstance récente Ta heureusement me permettre de donner à ce rapport un peu plus de noureauté* Un des derniers numéros du Courrier des États-Unis nous a apporté un résmné de la statistique agricole de 185î), tel qu'il résuite des registres du département de Tagncttlture, à Washington. Nous pourrons ainsi comparer.dans leurs résultats les années 1853 et 1855.
Commençons par le gros bétail. Les deux statistiques en accusent 20 millions de têtes en 1853 et 21 millions ea iS55. Propoi;Uonnellement à l'étendue du sol, les États-Unis en possèdent beaucoup moins que nous, puisque leur territoire est
Oigitized
KOTBS. »67
dix-huit fois plus grand que le nôtre, taudis qu'ils n'ont que le double de notre bétail ; mais prc^ortionQeUement à la populafion^ ils m peesèdent beaucoup plas, car lums n'avons i|ué 30 têtes par 100 habitants, et ils en ont Ifi, notre population étant comptée à 36 millions d'âmes et la leur à 28.
Dans ce nombre de 21 millions, les bœufs comptent pour 2, lesvadMs pour 9^, les élèves poiur 11. Lainroduction annuelle delà viande de boudierie est évaluée à t milUardsde livres an- ' glaises ou 900 millions de kilog. soit le double environ de ce que nous produisons.
La laiterie donne des produits beaucoup plus eônsidérables relativement; chaque vadie a, dUHOUy eu moyenne^ I^OOOlitres de lait, ce qui fait un total de 8 milliards de litres; en supposant le tiers absorbé par les veaux, il en reste 5 à 6 milliards pour la nourriture de l'homme, ou (Buoqou six fois phiitf qu'en France, et pour une population moindre. Les deux tiers de ce lait servent à faire du beurre et du fromage, dont on estime la quantité totale à 500 millions , de livres aQglaises de 453 gr.^
Avec de pareils produits, ilsemblerait que Texportation devrait être considérable ; il n'en est rien. La statistique de 1853 fait connaître l'exportation annuelle, depuis i 820, en animaux vivants, bœuf salé, cuirs, beurre et fromage; le tout s'est élevé» en {820, à une valeur de 900,000 dollars ou 4 millions et demi de fr. ; et en 1 853, à 3 millions de dollars ou 15 millions de fr. ; somme absolument insignifiante quand il s'agit d'une aussi énorme production. Le dollar vaut 5 fr. 20 centimes, mais pour simplifier les calculs, je le compte à 5
L'exportation annuelle du beurre et du fromage, enparticu* lier, n'excède pas un million de dollars.
U est d*aiUeurs à remarquer que cette exportation tend p^ tAt, depuis quelque temps, à se réduire qu*à s'aocrottre; de 1820 à 1845, elle a été grandissant, elle a atteint dans cette dernière année son maximum de 3 millions et demi de dollars;