S10 L'AGRIGULTURB' KT LA POPULATION
au commencement du siècle, compte aujourd'hui 2 raillions d'habitants^ et sa ville principale, Gindnnati, centre du 'commerce du pore salë, a déjà plus de 100,000 âmes.
Comme pour les autres produits animaux, la consommation intérieure absoibe presque complètement cette gigantesque proTende. Le maximum de Vexportation en porc salé, lard, saindoux, etc., a été atteint en 1848, il a été de 9 millions de dollars ou 45 millions de fr. ; depuis, cette exportation a diminué, elle a été en 1852 de 4 millions de dollars^ et en 1853 de 6 millions. La viande de pore se vend 20 centunes la livre dans le Missouri et 45 dans le Maine.
Pour en tinir avec les animaux domestiques, je n'ai plus qu'un mot à dire des chevaux et des volailles. L'Union possède 5 mOlions de chevaux, ânes et mulets, c'esi-à^re autant <tue la France et l'Angleterre réunies ; ces animaiLx sont estimés en moyenne 60 dollars ou 300 fr. Malgré ce grand nombre de tètes, Fexportation est nulles elle s'est élevée en 1853, sur une valeur totale de i,500millions,à240,000d6llar8 ou 1,230,000 fr. Comme pour les autres branches, elle est plutôt en déclin qu'en progrès ; le maximum a été obtenu en 1845, et il n'a été que de 385,000 doUars ou ft ,925,000 fr.
Le produit annuel des basses-cours est estimé, en volailles et œufs, à 100 millions de fr. La seule ville de New-York consomme pour plus de 7 millions d'œuis par an.
Passons maintenant aux cultures. La première que nous ren* controns, la plus importante de toutes, est celle du maïs ; on l'appelle en Amérique le grain par excellence, corn. On en récolte annuellement 600 millions de boiâaeauxde 36 litres^ eu 216 millions d'hectolitres; à raison de 60 cents ou de a fr. le boisseau, c'est-à-dire un peu moins de 9 fr. l'hectolitre, on arrive à une valeur totale de 1 ,800 millions ; aucun pays au Hionde ne produit autant avec ime seule céréale.
Ce qui n'est pas moms extraordinaire que cette immense
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production^ c'est qu'elle se consomiue presque tout entière sui' place; les porcs en absorbent la plus grande partie, car on les nourrit généralement a^ec ce grain ; le reste forme la base principale de la nourriture des hommes.
. Réimportation duasaïs aatteint, en 1847, année de la grande iismine.irlandiaisey le obifire exceptiomel de 18>696,0(M> dollars, ou près de 100 mîIKons de fr.; depuis elle est retombée progressivement jusqu'à 10 nuUions de fr. en 1853. Nous ne aanroDS.pas lenoore ee qu'dk aura été en 1854 et 1855. Le prix du vmBytM beaiiooup en temps ordinaire» suivant les localités. Nous le trouvons dans le Maine et les autres États de la côte à 00 cents le boisseau ou i3 fr. 50 l'hectolitre, tandis que dans rUUnois il n'est qu'à 30 cents le boisseau^ ou 4 fr. 50 l'hectolitre ; cette différence s'explique par les frais de transport et de commerce, ces deux points étaul à cinq cents lieues environ l'un de Tautre.
La production du mais parait stationnaire^ car les dcfox docu- , ments de 1853 et de 4855 accusent le même chiffre de 600 millions de boisseaux ; celle du froment ])araît faire, au contraire, des progrès rapides ; le document de 1853 n'en accuse que 110 millions de boisseaux ou 40 millions d*heGtolitres> tandis que celui de 1855 en porte 165 millions de boisseaux, ou 60 millions d'hectolitres : le prix monte en môme temps que la quantité^ le document de 1853 l'évalue en gros à 90 cents le boisseau ou 13 fr. 50 rhectolitre, et celui de 1855 à un dollar et demi le boisseau ou 22 fr. SOThectolitre. Dans l'un et l'autre cas> ces prix ne sont que des moyennes, car ils sont plus élevés Sur la côte et moms dans Tintéiieur. En i855> le blé a valu à Nev^York jusqu^à 30 ft*.
Quoique moins abondant que le maïs, le froment donne lieu à une exportation plus considérable ^ le total de cette exportation^ ea grain^ farine et Inscuit^ a atteint son maasimum en i 847> où elle s*e8t élevée i une valeur de IM mHUoinsdefr.;
L^AGUCt'LTURB ET LA POPULATION.
elle est retoiubée à 40 miiiiuiis en 4850, pourieinoiitei' à 100 en 1853; je ne connais (mis les chitt'res de 1854 et 1855.
Les antres céréales, comme le seigle, Forge et le sarrastn, ne donnent que peu de produits; 5 millions d'hectolitres de seigle, 3 millions d'hectolitres de sarrasin, 2 miUious seulement d'hectolitres d'oige ; ces ijnantités Insignifiantes ne prêtent à ancone exportation. L*aYoine est cultivée plus en grand ; on n'en produit cependant que 60 millions d'hectolitres, ce qui n'est pas fort au-dessus de notre propre production. Le prix moyen or^biaire de Tayolne est de 6 £r* rhectolitre ; on n*en exporte pas.
Les États du Midi cultivent le riz et en récoltent 250 millions de livres à 4 cents ou 20 centimes la livre^ c'est-à-dire pour une valeur de 50 millions de tr. On en exporte en moyenne pour 40 millions par an.
Tous les autres produits comestibles du sol américain, comme les pommes de terre, qui ne s'élèvent en tout qu'à 30 millions d'hectolitres, les légumes frais ou secs, les fruits, le sucre de canne et d'érable, le vin qui n'arrive en tout qu'à 12,000 hectolitres, sont facilement consommés et ne peuvent donner lieu à aucune exportation.
L'exportation totale des produits alimentaires de l'Union peut donc être considérée comme composée de six articles et ilottaut entre les deux extrêmes suivants :
La moyenne des exportations annuelles peut donc être établie ainsi qu'il suit :