‹ L'agricolture et la population en 1855 et 1856Chapitre 26 sur 40 · Riz · texte numérisé non relu

Riz

Miaimimi. MuilMB.

7,000,000 fr. 12,000,000 fr.

NOTES. S7t

• Yiaode, tvif et cuir de boeuf 10,000,000 fr.

Beurre elf roulage 5,000,000

TiMde et lard de pore 35,000,000

MOê to,ooo,ooo

Fromeot 70,000.000

Hil 10,000,000

100 millioiis de céréales et 50 millions de produits animaux^

qui se triplent dans les années de disette européenne, et se

réduisent des deux tiers dans nos années d'abondance, voilà tout ce que les États-Unis, dans leur état actuel, peuvent vendre au reste du monde, en fait de produits alimentaires; je n'ai pas besoin de faire remarquer combien cette ressource est peu importante; l'Angleterre et la France consomment annuellement à elles seules, d*après les estimations les plus réduites, 8 à 10 miUiards de ces mêmes produits.

Deux produits a^n icoles non alimentaires fournissent au contraire à une immense exportation : le coton et le tabac. Les États-Unis produisent annuellement 1,700 millions de livres de coton, qui, à 40 centimes la livre, chez le producteur, font un total de 680 millions; on en exporte tous les ans pour un demi-milliard. La production annuelle du tabac est de 200 millions de livres, qui, à KO centimes , font 100 millions : on en exporte environ la moitié.

' Le chanvre et le lin n'arrivent qu'à des quantités insignifiantes, une vingtaine de millions en tout. On ne cultive ni le colza ni la betterave à sucre.

Somme toute, la production totale peut être évaluée à 7 milliards, dont 2 en produits animaux et 5 en produits végétaux, à quoi il faut ajouter les revenus des forêts qui doivent être

énormes, mais que je ne trouve portés imlle part.

A leur tour, les importations des denrées agricoles atteignent 2tt0 millions par an; les principaux articles sont : i* les

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sucres, rhums et mélasses, cjui y figurent pour 100 millions; 2^ les coin, 30 million»; 3"^ les tabacs, 20 millions; 4° les vins^ 18 millions; 5* les kûaes, 12 millioHs; 6* les diaums et Uns, 10 millions, etc. L'importation des tissus de laine, de coton, de soie, de lin et de chanvre, atteint l'énorme somme de iOO millions de dollars ou 500 millions de fr.; ce (pii établit la balance avec les exportations de denrées agricoles.

Voici maintenant quelques faits accessoires, qui m'ont paru de nature à compléter ce tableau sommaire de Tagrieultuie américaine.

Dans les États de la côte, le sol commence à s'épuiser, le besoin d'engrais suj^plémentaires se fait sentir. Les Islats-Unis comptent déjà parmi les plus grands acheteurs du guano péruvien; ils en ont importé en 4854 100 millions détonnes, ou quinze ou vingt fois plus que nous, et presque autant que l'Angleterre elle-même. La chaux, les superphosphates, le plfttre, deviennent d'un usage général, et les cultivateurs portent de plus en plus leur attention sur le bon emploi du îor mier de forme. Sur le bord de la mer, on fait un grand usage des poissons pour engrais. /

On estime que TUnion a produit, en 1855, 16 millions de

tonnes de foins et fourrages, évalués eu gros par le département de l'agriculture 50 fr. la tonne ou 5 ir. les 100 kilogi; on voit que le prix du foin n*est pas différent aux Êtats<-Unis de. ce qu'il est en France. Les prairies artificielles font des progrès constants, les plantes dont on se sert le plus sont le timothy {phkum prateMe) et le trèfle. Le produit du pâturage est estimé 700 millions de France^

La récolte moyenne du maïs est, dans le Connecticut et autres États de la côte, de 18 hectolitres par hectare sans en^n ais et 36 avec engrais; dans la vallée du Mississipi, où la fertilité native n*a pas encore setisiblement diminué, on en obtient en moyenne 50. On y lâche les porcs dans les champs de maïs

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