‹ L'agricolture et la population en 1855 et 1856Chapitre 27 sur 40 · HOTES · texte numérisé non relu

HOTES

sur pied, pour qu'ils y prennent eux-mêmes leur nourriture ; 40 hectares doivent engraisser ainsi en trois mois 3o0 porcs.

Dans les États de la côte, le grain est distribué anx porcs '

avec plus de soin, parce qu il est plus cher ; on calcule que iO boisseaux de maïs ou 360 litres doivent produire 100 livres ou 45 kilog. de viande.

La récolte moyenne du froment est, comme en France, de i4 hectoUtres à l'hectare ou 15 boisseaux par acre.

On introduit à grands frais, depuis quelques années, les ra-* ces perfectionnées de l'Angleteri'e, notamment les clurham ; dans les ventes publiques d'animaux anglais, ce sont presque toujours les Américains qui achètent les plus beaux reproducteurs. Dans ces derniers temps. Us ont payé des taureaux durham jusqu'à 26,000 fr. pour leur faire passer l'Océan. On commence aussi à introduire avec succès des béliers mérinos français pour accroître, par des croisements, la taille des moutons indigènes, ainsi que la quantité et la qualité de la laine.

Ce qu'il y a de plus remarquable dans le pri\ des ditfércntes denrées agricoles, c'est que l'impôt et la rente des terres, qui sont généralonent considérés en Europe comme eontri* buant à les élever, n*ont ici qu'une influence peu sensible. On sait, en effet, que l'impôt est généralement très-faible aux États-Unis ; quant à la rente, si elle atteint quelquefois sur la eôte le même taux qu'en Europe, elle descend à mesure qu'on pénètre dans l'intérieur, et dans les nouveaux territoires, où l'État vend les terres un dollar Facre ou 12 fr. 50 rhectare, elle est nulle.

Presque tous les cultivateurs américains sont propriétaires du sol qu'ils cultivent ; on ne trouve de fermiers que dans les

anciens États, et là même en petit nombre.

l'agriculturb st la population.

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