DÉBOISBMENT DE LA HAUTE PROVENCE
Bztrait ds Swnatit, »*â«Bic«ii.TOiB nuTiom du 20 juin 1887*
M. Charles de Ribbe, avocat k Aix, vient de publier un travail intéressant sous ce titre : La Provence au point de vue deshoi$,des torrenU et des inondations avant et aiprès i789. L*aiiteur y insiste sur les ravages du déboisement en Provence, et appelle sur ce point l'attention du gouvernement. Au moment où il s'agit plus que Jamais d'une loi définitive sur la questions! controversée de la liberté de défrichement, cet écrit a wie opportunité incontestable. Il est d'ailleurs fait avec ta* lent, et, bien qu'un peu exagérées de temps en temps, ses conclusions sont, en général, justes et frappantes.
Il résulte delà manière la plus évidente, des faits recueillis et exposés par M. de Ribbe, que la sone des torrents de la haute Provence doit être placée sous un régime spécial, si l'on veut préserver de la destruction ce qui reste de terre végétale, et défendre les plaines elles-mêmes de la|stérilité dont les menace la ruine des montagnes.
Les mesures législatives proposées par M. de Ribbe sont les ' suivantes : 1" faire classer par des commissions mixtes, où tous les intérêts et tous les droits seraient représentés, les terrains placés en Provence dans la zone des torrents ; 2^* inter-* dire absolument dans cette zone les défrichements et nettoiements par arrachis avec cultures temporaires ; T y prohiber complètement les chèvres et n'admettre l'introduction des bêtes à laine que dans les parties déclarées défensables ; 4^ dans les parties entièrement dénudées, adopter des mesures d'utilité publique, à Texemple du décret de 1810 sur les dunes de Gascogne, pour les reboiser ou les gazonner; 5^ en cas de bonne [volonté de la part du propriétaire, lui accorder une