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(1; Comtes qui ont produit le plus de maison 1880 (d'après le Census^: Bcnton, Ccdar, Clayton, Fremont, Harrison, lowa, Jasper, Johnson, loues, Linn, Marshall, Mills, Montgomcry, Page, Polk, Pottawattamie, Poweshick, Taraa, Taylor Warren, Washington.
(2) Comtés : Bureau, Champaign, Christian, Hancock, Henry, Iroquois, Knox, La Salle, Livingtston, Me Lcan, Sangamon.
(3) Comtés : Atchison, Bâtes, CarroU, Cass, Henry, Johnson, La Fayette, Nodaway, Pcttîs, Ray, Saline.
(4) Comtés : Bourbon, Brown, Cherokec, Crawford, Doniphan, Douglas, Johnson, Labcite, Linn, Miami, Sedgwick, Shawnee, Washington.
(5) Comtés : Cass, Dodge, Lancaster, Nemaha, Otoc, Richardson, Saline, Saunders,Scward, Washington, York.
(6) Comtés: Bouton, Boone, Clinton, Hamilton, Hendricks, Henry, Madison, Marion, Montgomcry, Rush, Shelby, Tippccanoc, Warren, Wayne.
(7) Comtés : Butler» Clinton, Darke, Fayette, Franklin, Grecnc, Madi- 8on, Miamii Pickaway, Ross. Union, Warren.
(73et61)0,Kentucky{69et68)n,Tennessee(61et63)(3), Pennsylvanie (39 et 31)(*), (»). Dans les huit États dlowa (21p. 100 du territoire cultivé en maïs), Illinois, Indiana, Ohio, Kentucky, Tennessee, Missouri^ Kansas, auquel on peut ajouter le Nebraska (8,4 p. 100 du territoire cultivé en maïs), la superficie cultivée en maïs varie du dixième au cinquième de la superficie totale du territoire (^). La récolte de ces huit Etat? forme les deux tiers environ de la production du maïs aux Etats-Unis. Sept (') sont désignés sous le nom de u surplus States », parce que ce sont eux qui fournisseat au grand commerce la majeure partie de son approvisionnement.
Les États du sud, depuis TAlabama jusqu'au Maryland et au Delaware, ont aussi une grande partie de leur territoire cultivée en maïs (de 7,5 à 17,5 p. 100).
Le rendement par acre a augmenté. Il est en moyenne (moyenne de 1880-1889) de 24 boisseaux (8,7 hectolitres) (*). Tandis que les États du sud n'en récoltent guère que 10, ceux du bassin moyen du Mississipi en obtiennent 27 à 30, et ceux de la région du nord-est de 30 à 32 (10,8 à 11,6 hectoL).
(1) ComUs : Coliin, Colorado, Cookc, Dallas, Denton, Ellis, Fannin Fayette, GraysoQ. Lamar, Me Lcnnan, Navarro, Red River, Smith, Washington.
(2) Comtés: BourlKm^ Christian, Daviess, Fayette, Graves, Hardin, Henderson, JefTerson, Logao^ Madison, Mason, Owen, Shclby, Union, Waren,
(3) Comtés : Bcdford, CanroU, Davidson, Fayette, Gibson, Giles, Henry. Lincoln, Marshall, Maury,Moi|tgomery, Obion, Ruthcrford^ Smith, Weakley, Williamson, Wilson.
(4) Comtés : Berks, Bucks, ChASter, Cumberland, Franklin, Greene, Lancastor, Montgomery, Washington, Westmoreland, York.
(5) La production totale de ces 11 Etats est de 1,238 millions de boisseaux sur une production totale de 1,619,5 millions en 1893.
(6) Voir la troisième carte de X Album of agricultural Statistics.
(7) Les États sus-nommés, moins le Kontucky et le Tennessee qui n'ont qu'un faible surplus.
(8) La moyenne avait été de 27 dans la période de 1870-1879. Elle a été de 27 pour l'année 1889.
Naguère on donnait partout le maïs aux porcs en jetant les épis dans la cour de la ferme; aujourd'hui beaucoup de cultivateurs le donnent aux bœufs qui ne le digèrent qu'en partie; les porcs vont chercher leur nourriture dans la bouse.
Froment. — La culture du blé a fait de plus rapides progrès encore. Elle produisait, d'après le Census, 848,000 boisseaux (307,834 hectol.) en 1839,100 millions (36 millions d'hectol.), récoltés sur 8 millions d'hectares en 1849 et 490 (178 millions d'hectol.) récoltés sur 15,4 millions d'hectares en 1889; d'après la statistique annuelle, 212 millions en 1867, 611 (222 millions d'hectol.) eu 1891, la plus belle récolte que les Etats-Unis aient eue jusqu'ici; oelle de 1892 n'a donné que S16 millions de boisseaux (187 millions d'hectol.) et celle de 1893 que 396 (143 millions d'hectolitres).
En 1840, la France produisait deux fois plus de blé que les États-Unis. Depuis 1875, les États-Unis ont dépassé la France, et leur production a été en 1891 double de la sienne.
Je n'ai pas à insister sur cette culture, parce que je puis renvoyer à un ouvrage français, Le blé aux États- Unis d'Amérique par M. A. Ronna (*), qui jouit d'une légitime autorité et dont j'ai pu mieux apprécier la valeur, après avoir visité quelques-unes des régions décrites par lui. Mais les renseignements statistiques
(i) D'après M. Ronna, la culture du blé parait avoir été introduite au commencement du xyii^^ siècle dans les colonies anglaises. Les États-Unis du nord et du centre ayant en général un hiver rude, un printemps long et humide, mais un été très chaud, cultivent surtout des variétés de froment qui mûrissent vite. Dans les États du sud, la maturation a lieu en mai, dans le centre en juin, dans le nord en juillet. Le blé d'hiver est cultivé surtout dans les États de Test, du midi et du centre ; le blé de printemps Test dans les autres États : au nord de TÉtat du Missouri, dans la région des Grands lacs, dans la Nouvelle-Angleterre.
de cet ouvrage s'arrêtent à 1879, et depuis ce temps, il s'est produit de notables changements.
Jusqu'en 1849, plus de la moitié de la production du froment appartenait aux États riverains de TÂtlantique. De 1849 à 1869, la supériorité a passé aux Étals situés entre les Appalaches et le Mississipi qui ont fourni à peu près la moitié de la récolte totale. En 1893, plus de la moitié provenait des Etats situés à Touest du Mississipi. Le centre de la production, que les Américains nomment « Wheat belt », s'est, ainsi que le centre de gravité de la population (*), déplacé vers l'ouest à mesure que les terres depuis longtemps en culture ont été fatiguées, et que la colonisation et les moyens de transport ont facilité de nouveaux défrichements.
De 1867 à 1880, la surface totale cultivée en blé a passé de 18 millions d'acres à 38 et la récolte de 212 millions de boisseaux à 498 : c'est la période la plus prospère.
L'année agricole 1867-1868, après la guerre, a été marquée par une grande activité commerciale ; le blé a atteint son prix le plus élevé et les cultivateurs ont réalisé de gros profits. Les années 1869 et 1870 n'ayant donné que de bas prix (surtout pour le maïs), l'ensemencement du blé n'a pas augmenté et la récolte a diminué en 1870 et en 4871. Puis l'un et l'autre ont rapidement progressé de 1871 à 1880 (excepté en 1875 et 1876) : c'est alors que la récolte a atteint 498 millions 1/2 de
(i)En 1881, M. Breuil {Rapport sur l'agriculture des États-Unis^ p. 33) faisait remarquer que le a Wheat belt » avait passé, dans le centre de rOhio à rindiana, de l'indiana à riUinois, deTlUinois à Tlowa, mais qu'il semblait y avoir un retour vers le bassin de TOhio, probablement parce que des terres appauvries par une exploitation exagérée avaient recouvré leur fécondité par le repos.
boisseaux. C'est la période où la machinerie agricole s'est propagée le plus rapidement, où les moyens de transport se sont le plus améliorés et où T Amérique a pris une position considérable sur le marché européen.
Depuis Tannée 1883, la baisse du prix du blé a déconcerté les fermiers et les spéculateurs (*) ; diverses autres causes, notamment la difficulté plus grande des débouchés résultant soît de la concurrence d'autres pays exportateurs, soit des mesures restrictives de douane dans plusieurs pays importeurs, ont entravé le progrès. Aussi, depuis 1880, les emblavements (ou pour mieux dire les superficies sur lesquelles il y a eu une récolte de blé), sont-ils restés à peu près stationnaires ; le maximum a été atteint en 1884 (39,4 millions d'acres) et en 1894 (39,9 millions), le minimum en 1885 (34,3 millions) par suite des gelées qui ont détruit les semences et en 1893 (34,6 millions) par suite de la sécheresse à Tépoque des semailles de blé d'hiver, puis ensuite du froid dans la région centrale, et à cause du »bas prix qui a empêché beaucoup de fermiers d'ensemencer autant que les années précédentes.
En conséquence, la récolte, depuis 1880, n'a guère varié que par des influences climatériques ou par suite de conditions accidentelles du marché, sans qu'il y ait une tendance régulière et continue à Taccroissement ou à la diminution. La plus forte récolte est celle de 1891 qui correspond à la plus grande superficie et qui a été de 611 millions de boisseaux (222 millions d'hectolitres); la plus faible est celle de 1885, qui correspond à la plus
(l) En 1887, le prix a été à Chicago plus bas qu'il n'avait jamais été depuis 1865. 11 est remonté un peu depuis ce temps pour redescendre ensuite.
petite superficie et qui a été de 3S7 millions de boisseaux ; la récolte de 1893 (396 millions de boisseaux — 144 millions d'hectol.) a été une des plus faibles; la sécheresse lui a été nuisible (*). La récolte du blé, comme celle des autres céréales, est exposée à de grandes variations d'une année à l'autre, à cause des intempéries, surtout dans l'ouest où les pluies sont peu abondantes et irrégulières; aussi le revenu du fermier y est-il plus aléatoire en général qu'en Europe.
Voici la superficie cultivée, la récolte en blé et le rendement de cette récolte, depuis l'établissement de la statistique annuelle du Département de l'Agriculture et même auparavant par estimation depuis 1863.
[l) C'est à cause de la sécheresse que dans la région de Grand Porks ;N. Dakota) le rendement n'a été que de 5 à 10 boisseaux à Tacre*
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