L'EXPORTATION DES VIANDES FRAICHES
Voici que tout à coup s’onvre pour nous, —et pour nous surtout, de la province de Québec,—des horizons nouveaux, des espérances de progrès agricoles, industriels et commerciaux de la plus haute portée. Puisque l’Australie, —comme le signalaïent, les premiers dans cette province, tout récemment encore, deux journaux de Québec, - puisque l’ Australie a trouvé moyen d’exporter avec profit en Angleterre, —à travers les eaux si chaudes de Equateur et des Tropiques, —à une distance quatre et cinq fois plus grande du marché anglais que nous ne le sommes nous-mêmes, de porter, dis-je, à l’état frais, non seulement les produits de l’industrie laitière, mais encore ses agneaux, ses viandes fraîches de tout genre, même ces lapins, dont la merveilleuse fécondité menaçait de ruine prochaine tous les produits de ses champs. Puisque l’ Australie a fait, devant nos yeux ébahis, une démonstration qui procure annuellement à son agriculture des profit nets de plusieurs millions de louis sterling, —pourquoi le Canada, surtout la province et le port de Québec, n’en feraient-ils pas autant ? Pourquoi pas, en effet ? puisque nous jouissons d'avantages incomparablement supérieurs à ceux des Colonies Australes ?