‹ L'agriculture dans les écoles primaires [microforme]Chapitre 3 sur 4 · NP MN · texte numérisé non relu

NP MN

Les résultats obtenus ne

Depuis que le personnel enseignant s'occupe activement dans nos écoles, à faire aimer et respecter l'agriculture, à € enseigner les notions générales et à ruraliser l'enseignement, (et ceci existe de,à lepuis quelques années.) on constate que la jeunesse aime la profession agricole et l'apprécie de plus en plus. Ainsi, plusieurs enfants, qui ont connu à l'école les avantages de l'agriculture sont restés attachés à la terre. Plusieurs autres se sont dirigés vers les Écoles d'agriculture, qui regorgent d'élèves actuellement, et la plupart de ces élèves ont suivi un cours d'études primaire, un cours commercial où classique,

Par exemple, cette année même, le Coflège de Nicolet envoie à Oka 4 de ses meilleurs élèves finissant, le Collège de Sainit-Casimir en envoie 2, celui de Suinte- Croix, 3, celui de Deschaillons 3. Et combien d'écoles où académies de la campagne, fournissent cette année leurs meilleurs élèves à nos Écoles d'agriculture.

Ceci nous prouve l'efficacité de l'enseignement agricole à l'école, Cette campagne en faveur de la terre, entreprise par l'Hon. M. Caron, Ministre de l'Agriculture, par l'Hon. Surintendant de l'instruction publique, a été généreusement secondée et appuyée par nos inspecteurs d'écoles, par le personnel enseignant et par les commissions scolaires.

D'après les rapports officiels que j'ai reçus, je constate que, au delà de 400 Coinmissions scolaires ont utilisé généreusement une partie de leurs fonds pour l'établissement de jardins scolaires à leurs écoles, pour l'achat d'instrunients aratoires, livres d'agriculture, recompenses, ete.

Un grand nombre de communautés et maisons d'éducation ont sacrifié, en tout ou en partie, leur propre jardin, pour créer un jardin scolaire où les éièves ont appris à aimer, à re ‘cter et à étudier l'agriculture.

Tous les rapports des ir teurs nous révèlent : que le jardin scolaire et l'agriculture à l'école, bien loin de nuire à l'étude des autres matières, deviennent, au contraire, pour l'enseignement de celles-ci, autant que pour l'éducation générale des diverses facultés, un adjuvant précieux,

La plupart des inspecteurs d'écoles nous assurent dans leurs rapports de l'année que cet enseignement agricole est reçu avec joie par les enfants et que les institutrices et les commissaires d'écoles comprennent de plus en plus l'utilité de cet enseignement,

Comme dernier résultat nous pourrions dire que la production harticole a été augmentée de beaucoup par les jardins scolaires aux écoles et par ceux établis à domicile. Et je ne surp; adrai personne en disant que les 18,000 élèves-jardiniers de notre province ont augmenté la surface en culture de notre pays de plus de 609,000 pieds de superficie.

C'est un résultat étonnant et des plus sratiques ! Un des grands avantages du jardin scolaire est d'augmenter la production des légumes, grains, fruits, etc., &. d'augmenter aussi la superficie en culture.

Les jardins scolaires ne nuisent donc point à la prospérité d'un pays.

Le vœu que l'Hon, Ministre de l'Agriculture de Québec et autres citoyens éminents de notre pays, formulaient en faveur de l'augmentation de la produetion, a été accompli par les 18,000 élèves-jardiniers de la Province, qui ont été si bien aidés pur les instituteurs et les institutrices,

Honneur à nos 18,000 petits élèves-jardiniers canadiens-français !

Pourquoi faroriser l'Agriculture à l'école primaire

Parce que l'agriculture est notre industrie nationale,

Parce que les cultivateurs ont droit que leur profession soit respectée, aimée, appréciée et étudiée dans les écoles où ils font instruire leurs fils.

Parce que c'est en attachant nos populations au sol que nous conserverons mieux notre religion, notre langue, nos traditions, notre mentalité à nous, l'esprit de famille, les vertus domestiques, en un mot que nous conserverons notre race catholique et française,

Parce que l'enfant de notre pays doit apprendre dès son bus-âge que l'Agriculture est une profession utile, honorable et qui demande de l'intelligence de la part de celui qui veut s’y adonner,

Parce que l'Agriculture est un adjuvant précieux pour le maître intelligent qui s'en servira comme d'un instrument propre à faciliter chez les élèves l'étude des autres matières.

Parce que l'Agriculture développe chez l'enfant l'amour de la Nature et par conséquent, le goût du vrai, du beau du bien.

Parce qu'elle développe l'esprit d'observation et l'imagination des élèves et les met en contact avec les choses réelles, concrètes ; car ne l'oublions pus, l'Agriculture fait sortir l'enfant du domaine de l'abstrait pour le conduire aux choses concrètes qui frappent ses sens : c'est par les sens de l'enfant que l'en atteint son intelligence qui n'est pas encore très développée.

Parce que l'Agriculture fait respecter le travail manuel.

Parce que l'Agriculture à l'école forcera Les parents des enfants et les commissaires d'écoles à s'intéresser à leurs enfants et à l'école, en général.

Parce que l'Agriculture à l'école, par le jardin scolaire procure un exercice manuel bienfaisant aux élèves qui le répare des travaux de l'esprit.

Parce que le Jardin scolaire embellit le terrain de l'école, fait aimer l'école aux enfants, par conséquent crée de la vie et de l'intérêt dans les écoles ; en un mot, fait aimer l'école,

Enfin parce que la jeunesse des campagnes #ou% nne l'Agriculture à laquelle ils devraient plutôt s'attacher. particulñrens. . durant la crise éconumique que nous traversons.

Et combien d'autres nous pourrions ajouter.

Education asricole et instruction agricole.

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Certains commissaires d'écoles où contribuables s'imaginent que l'Agriculture à l'école a pour but d'enseigner aux enfants la pratique agricole. Quelle fausse idée ! Je remarque que l'idée n'est pas comprise partout. C'est regrettable, Ce n'est pas pour enseigner aux élèves à labourer, à herser, à semer, à

rérolter, ete, Non, jumais de la vie, L'école primaire ne pas une école d'agriculture et ce serait fai 2 fausse route que de lui faire juser ve rôle,

D'ailleurs l'institutrice HA la formation nécessaire pour enseigner aux élèves le labour, le hersage, les semailles, ete,

Par agriculture à l'école, nous entendons faire nimer et respecter cette profession aux enfants, leur donner L:s notions générales de cette science, leur ineulquer les principes généraux que doit connaître tout bon c ivateur,

Et, nous considérons que le Jardin scolaire est le meilleur moyen d'atteindre ce bat, tout en étant un précieux auxiliaire pour l'institutrice,

Dérelopper l'intelligence et non uniquement les mux

Par l'Agriculture à l'école, nous croyons être cit mesure de former des cultivateurs d'élite, renseignés, qui feront de l'agriculinre une industrie : des cultivateurs « liseurs et Cravailleurs », no des théoriciens, mais des hommes qui ne craindront pus de lire les revues et Journaux agricoles.

A ce sujet, je disais récemment un travail de M.S$, B. MeCready, du Département d'Education de Toronto et en même temps Directeur de F'Enseignement élémentaire agcicole de la province d'Ontario. Voici ce que disait ce spécialiste en fait d'éducation agricole :

a Ce que l'enseignement de l'Agriculture prétend faire, c'est dévelopner cette partie du futur agriculteur qui se trouve au-dessus des é aules et qu'on appelle ête, Le succes en agriculture ne dépend pas seutemen des tra- VAUX manuels, du talent de bien labourer, de bien herser, de bien ré olter, de bien semer, non: mais la source du bonheur et du succés, c'est la faculté de bien raisonner, d'observer minutieusement, de lire de penser à sun travail, d y avoir du plaisir et de l'intérêt, et de désirer l'améliorer, — voilà re qui mène au sucvès et voilà ce que les écoles primaires peuvent faire. El inciter les enfants à penser à cette vie ugricole, à en être tiers, à nx de lire des sujets qui s'y rapportent, »

L'esprit et les muscles.

Iexiste un autre préjugé que l'institutrice devra s'efforcer de tire disparaitre dans l'esprit des enfants qui l'entendent souvent #ncer un pet prrtout: c'est qu'il n'est pas nécessaire d'être instruit pour être lU@vateur.

Il n'est pas étonnant de rencontrer des jeunes entanis de la campagne, qui, après avoir fait des études primaires, un solide cours commercial où un commencement d'études classiques, des enfants, dis-je, qui ensuite, ne veulent pas pour tout l'or du monde, pour la plus belle terre, se livrer à la culture. Ce serait S'abaisser, d'après eux que de vaquer aux divers travaux de la ferme.

Ces cas se rencontrent tous les jours.

Il'est temps d'enrayer ce mal qui existe encore malheureusement.

C'est par l'Agriculture à l'école que nous parviendrons à détruire ce préjugé chez les jeunes.

La classe agricole de demain ne doit pas être, et ceci dans son intérêt, seulement l2 charpente du pays, mais elle peut et doit en être aussi un peu l'esprit. Et les cultivateurs ne seront jamais rien autre chose que la charpe «e du pays, S'ils n'ont pas d'instruction agricole. Il importe donc que l'agriculteur futur développe non seulement ses muscles, mais qu'il possède l'instruction et l'éducation agricole nécessaires à sa profession,

L’Agriculture à l’école fera disparaître le préjugé qui consiste à croire que le meilleur cultivateur est celui qui a les plus gros bras.

Un préjugé à combattre.

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Il est nécessaire que l'opinion publique soit en f..veur de la classe agricole, c’est-à-dire que toutes les autres professions doivent avoir beaucoup de respect et de considération pour l'agriculteur. Ce qui porte beaucoup de jeunes gens à délaisser la profession agricole, c'est le peu d'importance que l’on attache à cette noble et utile profession. Combien de gens, hélas, ont trop souvent à la bouche des phrase: comme celles-ci : « Avoir l'air habitant » : « fais pas l'habitant » ; € malpropre comme un habitant » ;: que l'on emploie à tort pour témoigner de son mépris pour telle personne ou telle chose, Que de jeunes gens ont eu honte de devenir cultivateurs pour avoir entendu ces phrases ridicules qui se sont gravées dans leur esprit, dès leur enfance, et qui leur ont laissé une impression défavorable vis-à-vis de l'agriculture,

Les institutrices se feront un devoir de combattre ardemment ce préjugé qui consiste à faire vivre le cultivateur dans un « état habituel de malpropreté.» Pour employer une expression que j'ai déjà entendue et qui m'a frappé, je dirai qu'un homme propre, ce n'est ni un avocat, ni un notaire, ni un ouvrier, ni un cultivateur, un homme propre, c'est un homme qui se lave et qui ne craint ni l'eau, ni la lumière du soleil, ni le savon. !

Ce préjugé, voulant que le cultivateur vive dans la malpropreté, frappe singulièrement l'esprit des enfants.

Je demande souvent aux élèves qui me disent qu'ils ne veulent point devenir eultivateurs : -— « Mais pourqu£i? Et, plusieurs de me répondre : — C'est trop malpropre. L'institutrice au Jardin scolaire ne doit pas avoir peur de toucher la terre, et les enfants non plus. Cependant, qu'on leur inculque de bonne heure le goût de l'ordre et de la propreté.

En garde donc contre ce préjugé ridicule.

Le Jardin scolaire.

Le Jardin scolaire, c'est un coin de verdure où l'institutrice peut faire aimer et respecter la Terre aux enfants. C'est un lieu où elle pourra, à l'aide de plants, de grains, d'instruments, ete., enseigner les notions fondamentales d'agriculture à ses élèves.

Pour établir un Jardin, il est nécessaire de tracer à l'automne quelques raies de charrues, de transporter un peu d'engri

de ferme bien décomposé sur le terrain. Au printemps, les élèves jardiniers bêchent le sol, le préparent pour la semence, élèvent des plates-bandes, sëment des grains où transplantent des plants. On arrose, on sarcle, on nettoie, on regarde les plants qui pousse, on observe, on compare, on s'instruit, on questionne,

L'institutrice aide, dirige, touche et travaille la terre sans honte, (quelle leçon inoubliable pour les enfants !) enseigne, conseille, reprend ou encourage, Surtout, ne l'oublions pas, elle sème dans les âmes et dans les cœurs l'amour du sol natal qu'elle fait respecter el mieux comprendre à ceux qui demain constitueront la nation canadienne-française,

Son rôle est donc grand, noble et utile. C’est du vrai patriotisme, car il est ignoré, humble et modeste, mais utile à la patrie.

L'intérêt des enfants et le 3%.

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Contre le Jardin scolaire, l’on apporte souvent un argument, qui, est bien souvent de nature à effrayer les contribuables. «Ça coûte cher, monsieur, un Jardin scolaire »... !

Oui, ça coûte cher, quand on croit qu'au Jardin scolaire l'enfant apprendra à labourer, à herser, à faire de la grande culture, de la culture maraichère, etc.

Quand on sait qu'un Jardin scolaire est établi pour faire aimer, respecter et étudier un peu l'agriculture, ça côûte beaucoup moins cher.

I importe de dire qu'il n’est pas nécessaire d'établir un jardin à toutes les écoles la même année. Non, on peut commencer par une école ou deux et d'année en année on les établit. Personne n’a jamais parlé d'établir un jardin sur un terrain incultivable, rocailleux, tourbeux ou encore dans un marais. Non.

Là où c'est possible, il est facile d'en établir un à peu de frais. On proportionne la largeur et la longueur du jardin au nombre d'élèves-jardiniers.

N'oublions pas non plus que ce n'est pas la longueur du jardin ou son étendue, ou encore la variété des choux, des carottes ou des navets, qui feront aimer la Terre aux enfants. Non : c'est plutôt le cœur, l'intelligence et l'âme de l'éducateur qui imprégneront le cœur et l'esprit de l'enfant de l'amour de l'agriculture.

Une commission scolaire qui sacrifie $10.00 pour l'établissement d'un jardin scolaire à deux écoles ne perd pas l'intérêt de ce “apital.

Cette somme à la longue rapporterait $0.30 sous par an. Placée au Jardin scolaire elle rapportera aux enfants et à l'institutrice beaucoup plus d'intérêt. Il est facile de comprendre pourquoi.

Est-ce que la somme de 0.30 sous passerait avant l'intérêt moral et matériel des enfants ?

Quelques conseils et suggestions.

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LE — Que l'institutrice ne travaille pas seule à cette œuvre de l'Agriculture à l'école. Qu'elle se fasse aider par la Commission scolaire, par le curé, par le Cercle agricole, le Cercle des fermières (quand il y en existe un dans la paroisse), ou par toute autre personne de bonne volonté.

IT. — Qu'elle se mette en relation avec l'Agronome officiel, avec le Ministère de l'Agriculture, avec l'Inspecteur d'écoles de sa région.

LIL. — Qu'elle fasse venir les brochures agricoles des Ministère de l'Agriculture de Québec et d'Ottawa.

IV. — Qu'elle fasse venir les catalogues des établissements qui vendent des instruments et machines agricoles, ete, etc. qu'elle établisse une petite bibliothèque agricole et un musée scolaire agricole. Cela aidera beaucoup à son enseignement.

V. Que les instituteurs et les institutrices qui écrivent au Ministère de l'Agriculture de Québec se fasse un devoir d'écrire lisiblement leurs nom et

prénoms, et n'oublient pas de donner leur adresse complète, (paroisse et comté) Ceci nous épargnera beaucoup de travail supplémentaire.

VI. — Il serait bon que l’institutrice note tout ce qui se passe au Jardin sCoaire ; ceci est dans son intérêt et dans celui de ses élèves ou de l'institutrice qui lui succédera.

VIL. — Que l’institutrice se fasse un devoir de « ruraliser » son enseignement, c'est-à-dire, qu’elle donne une couleur agricole aux dictées, aux problèmes, aux phrases d'analyse, aux leçons de choses qu'elle donne en classe à ses élèves,

VIIL. — Qu'elle organise un cercle d'élèves-jardiniers et une petite exposition scolaire agricole si possible,

Les Cercles d'élèves. jardiniers.

Le But. — Ils sont établis afin de créer de l'émulation chez les élèves, afin d'aider l'institutrice dans son travail, afin de grouper les enfants et de les habituer à la Coopération, afin de leur faire aimer l'école, afin d'entretenir le terrain et les alentours de l’école, afin de leur faire étudier en commun les problèmes et les questions agricoles à leur portée, etc., ete., afin d'aider l'institutrice aux travaux du Jardin scolaire et à l'organisation d'une exposition scolaire à l'école.

Organisation. — L'institutrice rassemble les élèves-jardiniers au printemps et leur dit qu’elle a l'intention d'organiser un cercle d’élèves-jardiniers à l’école. Elle leur explique le but, l’organisation, le travail à faire et puis elle procède à l'élection des officiers après avoir expliqué aux élèves les devoirs des membres du bureau de direction. — Les enfants élisent eux-même par scrutin secret les officiers.

Officiers. — Le bureau de direction se compose d’un président, un viceprésident, un secrétaire et un trésorier. L'instituteur où l’institutrice devient ex-officio, conseiller ou conseillère du cercle des élèves-jardiniers et assiste à toutes les séances où elle dirige et guide les élèves.

Statuts. — L'institutrice et les élèves peuvent préparer un programme et établir des règlements dans l'intérêt de l'Agriculture à l'école, du jardin scolaire, etc.

Assemblées, — 1° Prière, Lecture des minutes ;

2° Communications :

3° Rapport des travaux s

4° Affaires commencées ;

5° Affaires nouvelles :

6° Propositions, causeries, lecture des lettres, rapport des travaux du jardin scolaire, organisation nouvelles, discussions.

Réunions. — Les réunions ont lieu à un jour fixé d'avance par l'institutrice ; ordinairement, c'est le samedi ou le jeudi qu'ont lieu ces réunions.

Note. — Les cotisations ordinaires sont de 10 à 25 sous par élève. Il est bon que les cercles des élèves-jardiniers ait un patron honoraire, c’est-à-dire un protecteur. Ce dernier est ordinairement le curé de la Paroisse, ou un des membres du cercle agricole, l’agronome, etc.

Journal de mon jardin

Il est nécessaire pour leur formation personnelle autant que pour leur Propre instruction, que les enfants fassent un bref rapport de leur travaux au jardin scolaire.

Travail à faire. — Is écriront eux-mêmes, en quelques lignes, après chaque visite réglementaire au jardin, le résumé de leurs travaux, et de plus, leurs impressions et observations. Les cahiers peuvent être remis à l'institutrice quand les rapports des visites sont transcrits,

L'élève-jardinier prendra note, sur les feuilles de ce cahier, de tout ce qui se passe au jardin scolaire.

Que ces notes soient brèves et claires. L'enfant écrira tout ce qu'il a vu, fait et appris au jardin scolaire.

La date de sa première visite sera inscrite, ainsi que la manière dont il aura préparé le sol, semé les graines, sarclé le terrain, ete.

Il dira les insectes nuisibles qu'il a vus, en dessinera la forme s’il le peut. Il mentionnera les outils et les instruments utilisés. Enfin, il dessinera aussi le plan général (une coupe seulement) du jardin de l'école et le plan de son jardin.

En plus, l'élève-jardinier dessinera, € du mieux qu'il le pourra », insectes fleurs, plantes, instruments de jardinage, légumes, ete. Si on aime mieux, il peut découper des gravures ou images, représentant les êtres et choses cités plus haut, et les appliquer sur cette page avec du mucillage.

L'élève tiendra aussi un petit livre de comptes : — recettes, dépenses profits ou pertes. Les rapports seront remis, à l'époque des vacances, à l'institutrice. Les cahiers peuvent être apportés à l'exposition scolaire agricole de septembre, quand elle a lieu, et les élèves qui ont le meilleur rapport sort récompensés.

Quelques points faibles "#2,

Malgré que le jardin scolaire soit une œuvre utile et assez bien comprise par le personnel enseignant de notre Province, on constate que plusieurs jardins scolaires, qui, au début, donnaient de belles espérances, ont été abandonnés ou négligés par la suite.

Ceci est regrettable, A quelles causes devons-nous attribuer ces résultats malheureux ? C'est ce que nous étudierons ensemble,

Voici les causes, d'après nous, qui nuisent au développement de l'œuvre des jardins scolaires à l'école primaire.

a. — On ne comprend pas assez le but du jardin scolaire

Pour réussir, il importe que le personnel enseignant sache le « Pourquoi » et le (comment » du jardin scolaire, d’une manière claire et précise. C'est pourquoi les instituteurs et les institutrices, qui désirent établir un jardin scolaire à leur école, doivent se mettre en relation avec le Ministère de l'agriculture, afin d’être renseignés et guidés. L'étude personnelle est nécessaire aussi pour que l’enseignement soit utile aux élèves : c’est la raison pour laquelle le

Ministère fait distribuer des pamphlets et des circulaires relatifs à l’établissement et à l’entretient du jardin scolaire,

B. — Pas assez d’ententc et de travail en commun entre les commissions scolaires et les institutrices

Il est regrettable de le dire, mais l’institutrice travaille seule, c’est-à-dire que les commissaires d'écoles ne comprennent pas assez qu'ils peuvent faire beaucoup pour aider et soutenir l'institutrice dans la poursuite de son œuvre. Il est absolument nécessaire qu'il y ait entente entre les deux pour que le travail soit couronné de succès. Ce point faible a particulièrement attiré notre attention cette année, lors de notre visite des jardins scolaires, N'oublions pas que la commission scolaire est établie spécialement pour s'occuper de l’instruction des enfants d'une paroisse et voir à ce que l'enseignement soit donné aux élèves, conformémént au programme d’études, En conséquence, l'institutrice, qui veut établir et maintenir un jardin scolaire à son école, a le droit d'être appuyée et aidée par la commission scolaire,

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