‹ L'agriculture et le phosphate de chaux: notice sur les travaux et sur lesChapitre 40 sur 49 · CONSIDÉRONS COMME LE PÈRE DES PHOSPHATES DE · texte numérisé non relu

CONSIDÉRONS COMME LE PÈRE DES PHOSPHATES DE

chaux, pour vous prier de nous prêter votre influence près la commission impériale, pour faire réparer l'omission regrettable qui a été faite à l'égard de l'exposition si importante de la maison Ed. Hackard et C ie d'Ipswich.

Ne connaissant personne dans la commission impériale, je m'adresse donc tout naturellement à vous, monsieur, qui, par la position exceptionnelle que vous occupez dans la question des phosphates, êtes plus que tout autre à même de juger et de faire valoir les droits de notre maison qui est sans contredit la première de l'univers, dans cette spécialité, pour qu'il ne soit pas commis à notre égard un oubli d'autant plus regrettable qu'il aurait un plus grand retentissement parmi nos agriculteurs de la Grande-Bretagne, qui considèrent depuis de longues

années notre industrie comme celle qui leur est la plus utile et la plus profitable; oubli qui par contrecoup préjudicierait gravement à nos intérêts.

Pendant longtemps on ignora en Angleterre la découverte qui avait été faite en France des vastes gisements de phosphates fossiles qui constituent à notre point de vue une source immense de richesse et de fertilité dont la nation vous est redevable. Vous n'ignorez pas, monsieur, que pour l'agriculteur anglais qui dit phosphate dit pain et viande. Notre maison, ayant appris votre belle découverte et ne sachant pas où vous écrire, s'adressa à S. E. M. Rouher, pour lui demander de vouloir bien nous faire connaître s'il ne nous serait pas permis d'exploiter en France cette matière première. Il nous fut répondu que ces gisements se trouvaient entre les mains des particuliers, ce qui nous a empêché de nous en occuper comme nous faisons actuellement des gisements de Cambridge, Suffolk, Bedfordshire, etc. (en Angleterre), des îles de Navassa et de Sombrero dans les Antilles, de Baieres (en Espagne) et de Nassau (en Allemagne), d'où nous extrayons pour l'agriculture anglaise environ 80,000,000 de kilog. par an, comme vous verrez dans la notice ci-incluse qui fera connaître l'importance de notre maison.

Si, en Angleterre, nous avons applaudi de grand cœur au premier grand prix que vous avez mérité à

l'exposition universelle, d'autre part, nous croyons que nous, qui avons fait des phosphates une application pratique d'une manière si utile à notre agriculture, avons en justice le droit d'être surpris qu'une industrie aussi considérable que la nôtre ait été laissée en oubli.

Persuadé, monsieur, que vous partagerez nos convictions, vous acquerrez un titre de plus à notre reconnaissance en nous faisant rendre la justice qui nous est due.

J'ai l'honneur, etc.,

Signé : Sylvestre Wàlsh.

Page 1