‹ L'agriculture moderne: (8. mille)Chapitre 19 sur 81 · Annales deRoville, Paris, 1820, chez Huzard · texte numérisé non relu

Annales deRoville, Paris, 1820, chez Huzard

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posent se tiennent entre elles ; l'égale répartition qu*il oi^re, sur toutes les saisons de l'année^ des travaux qu'il exige ; la facilité avec laquelle il s'applique aux sols de toute nature placés sous des climats très variés, on jugera peut-être qu'il eût été impossible alors d'imaginer une solution plus complète du problème suivant : trouver le système de culture le plus convenable pour fournir les objets les plus indispensables de consommation à une nation pauvre, peu avancée dans la civilisation et peu peuplée, quoique déjà trop nombreuse pour que le système pastoral puisse suffire à sa subsistance ; le système qui exige le moins de main-d'œuvre possible, qui puisse le plus facilemeot être mis en pratique par des hommes manquant d'instruction et d^avances pécuniaires, »

Déjà, M. de Dombasle, dans les lignes précédentes, insistait sur les considérations économiques.

Il ajoute encore :

« Aujourd'hui nous voyons, chez toutes les nations de l'Europe, les cuitivateui-s les plus industrieux^ remplacer l'ancien mode de culture par le « système de culture alterne », qui exige beaucoup plus de capitaux et d'instruction de la part de celui qui le met en pratique, mais aussi qui lui offre un produit net infiniment plus considérable, et qui a pour principales bases : la suppression des prairies pei^ manentes ; la division des terres arables en un nombre très variable de soles, où s'introduit la culture d'un grand nombre de plantes récemment appropriées à l'art agricole, et qui ne peuvent entrer dans l'assolement triennal; la culture alternative^ sur le même sol, des produits destinés à la nourriture de Vhomme, et de ceux qui doivent servir à alimenter le bétail^; le

1 . De là le nom de culture alterne donné, par Dombasle, au système qu'il préconisa.

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