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CHAPITRE III

Les transformations techniques récentes et remploi des engrais complémentaires.

On vient de voir quelle était déjà, il y a un demisiècle, rimportance des résultats obtenus. Les prévisions de M. de Dombasle se trouvent ainsi justifiées exactement. La simple transformation des assolements et Taugmentation simultanée de la production animale avaient entraîné et précipité les progrès, accomplis surtout de 1815 à 1860.

L'extraordinaire développement de la productivité du sol résultait cependant presque uniquement d'une meilleure succession des récoltes et d'un apport plus considérable de matières fertilisantes produites sur place par le bétail.

La terre était ainsi améliorée sans que le cultivateur modifiât sa composition et l'enrichît notamment à Vaide de matières provenant du dehors. Jusqu'au milieu du xix* siècle, l'agriculteur le plus habile était celui qui maintenait ou accroissait la fertilité de ses terres en utilisant les seules ressources que lui fournissaient une bonne culture et un élevage approprié au milieu économique qui lui était imposé.

« Dans les situatiohs les plus nombreuses des pays civilisés, écrivait encore le comte de Gasparin*, c'est

1. Comte de Gasparin, Couvb d* Agriculture. Paris, Librairie de la Maison rustique. 1850-1860.

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