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LES DECOUVERTES SCIENTIFIQUES

ilg ignoraient, à vrai dire, les raisons de cette action fertilisante.

A la même époque on signalait en Allemagne, et surtout en Angleterre, l'avantage de l'emploi des os piles. Une usine installée à Hull, dans le comté d'York, broyait le5 os que l'on allait chercher partout, et spécialement en Allemagne où l'on en tirait des champs de bataille illustrés par des guerres récentes. Bien qu'on sût à, ce moment que les plantes, et spécialement les graines, renfermaient du phosphore, nul ne paraissait comprendre que le noir animal et les os non calcinés devaient leur action fertilisante aux phosphates qu'ils renfermaient.

Un agronome anglais, le duc de Richmond, eut le mérite de déccTIïvrir cette vérité. On supposait avant lui que les ps étaient surtout utiles parce qu'ils apportaient au sol des matières grasses et de la gélatine. Il démontra que les os bouillis ou calcinés exerçaient la même action fertilisante et il avança même que cette influence devait être attribuée à Vacide phosphorique mêlé à la chaux des os employés comme engrais.

Des essais nombreux confirmèrent cette opinion.

Les conséquences d'une pareille découverte furent aussi fécondes qu'imprévues. On songea, en effet, à utiliser dès lors les phosphates fossiles trouvés au même moment par les géologues. Les gisements de phosphates de chaux découverts en Angleterre, en France, en Espagne (Estramadure) devaient donc être exploités pour fournir à l'Agriculture un engrais d'une extraordinaire puissance.

Utilisés sous forme de poudre, à l'état naturel, ou soumis à l'action de l'acide sulfurique pour constituer des superphosphates, les os et les phosphates fossiles sont devenus, à partir de 1850, un des engrais les plus utilement employés. Nous verrons tout à l'heure

née ou isolée des engrais minéraux devaient encore être l'objet des études les plus difficiles et les plus délicates, car, en pareille matière, nulle généralisation n'est possible et la solution du problème posé varie avec chaque région comme avec chaque plante, avec chaque champ comme avec chaque saison.

Les certitudes acquises étaient cependant si précieuses, et les connaissances applicables à l'accroissement de la fertilité étaient déjà si fécondes que leurs conséquences économiques ont été immédiatement observées.

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