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CHAPITRE V La technique nouvelle et les plus-values foncières

Les conséquences de Temploi plus général de tous les amendements ou engrais nous sont révélées par Faccroissement des revenus et de la valeur du territoire agricole. Cet accroissement est surtout visible dans les régions où la composition des terres a été profondément et rapidement modifiée. L'action des matières fertilisantes s'est donc manifestée d'une façon plus marquée là où elle devenait plus utile parce que la terre arable était incomplète.

A cet égard les départements de l'Ouest et la plupart de ceux qui se trouvaient dans le bassin de la Loire, depuis l'Allier jusqu'à la Loire-Inférieure, ont été singulièrement favorisés par l'emploi des méthodes culturales nouvelles.

Voici Quelles ont été, de 1851 à ISTO^ les plusvalues constatées par deux grandes enquêtes officielles portant sur le revenu de la propriété non bâtie :

Plus-values relatives à la valeur du sol

Hausse •/«.

nie-et-Vilaine 74

Loire-Inférieure 12

Vendée 74

Deuï-Sèvres. • ##♦..< 72

Maine-et-Loire. «.,..#•.•••. 69

Mayenne 80

Sarthe 39

Nièvre 65

AlUw. **..•*#....**.-. 140

Ces plus-values, comme on le voit, varient de 39 **/<> à 140 **/o ; or, dans la France entière, Taugmentatioa de la valeur du sol ne dépasse pas 38 <>/o durant cette même période. En outre, les plus-values du territoire agricole sont bien plus faibles dans diautres régions de la France, dans l'Est, par exemple, où la nature du sol et sa composition sont fort différentes de celles qu'on observe dans les régions de l'Ouest et du Centre dont nous parlons plus haut. On a constaté, par exemple, les hausses suivantes dans la région orientale de la France, depuis la frontière belge, jusqu'au Jura :

Ardennes 29 «»/a

Meuse. . 20 —

Meurthe-et-Moselle • 5 —

Vosges 3 — -

Haute-Marne . . . — 4 —

Haute-Saône 6 —

Doubs 21 ~

Jura 9 —

Moyenne .... 11 %

Il est clair que ce groupe n'a pas bénéficié des plus-values si remarquables constatées dans la région de l'Ouest. Ce contraste est la conséquence des différences qui s'observent dans la nature des terres.

Sur les sols granitiques, siluriens, et dévoniens de l'Ouest, notamment en Bretagne et dans le Maine, les amendements et engrais calcaires, les phosphates sous toutes les formes, ont produit de merveilleux résultats. Toute la partie granitique du Bourbonnais et du Nivernais a bénéficié des mêmes transformations.

Dans l'Est, au contraire, le cultivateur avait à lutter

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