‹ L'agriculture moderne: (8. mille)Chapitre 7 sur 81 · LB RÔLE DB LA UACISINÇ EN AGRICULTURE · texte numérisé non relu

LB RÔLE DB LA UACISINÇ EN AGRICULTURE

rages et des racines pour ralimentation du bétail, etc., peuvent être employés à toute époque et à tout instant avec une régularité parfaite et une efficacité certaine, il n'en est pas de même pour les machines employées à Textérieur de la ferme.

Les opérations agricoles sont irfégulières et intermittentes.

On ne peut se servir du semoir qu'à l'époque des semailles, et la charrue reste inutilisée eu dehors de la période des labours. Si la faucheuse remplace à merveille le bras de l'homme pour abattre en quelques heures sur la prairie les tiges des plantes fourragères, il n'en faut pas moins attendre que le soleil ait desséché ces tiges pour qu'on puisse se servir d'un autre instrument comme le râteau achevai, et réunir en une masse unique le foin éparpillé à la surface du sol.

Les progrès incontestables de la mécanique agricole ne sauraient donc être comparés à ceux de l'outillage industriel. Leur action sur la production et le prix de revient des denrées a été, jusqu'ici, trf*^ limitée. Il ne faut accuser, d'ailleurs, ni la routine des cultivateurs, ni le défaut d'esprit d'invention des constructeurs de machines agricoles. Pour qu'un outil ou un procédé industriel permette de réaliser des économies notables, il faut que cet outil ou ce procédé accomplisse la transformation principale, celle qui représente le plus grand travail et correspond aux dépense^ les plus fortes. Or, les machines agricoles ne peuvent pas, en général, remplir ce rôle et atteindre ce but. Leur emploi est nécessairement limité à un petit nombre d'opérations secondaires; cet emploi est en outre irrégulier, intermittent.

La division des cultures, la nature des sols, leur relief et leur pente, la collaboration toujours néces-

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saire de Thomme et des moteurs animés pour compléter TactioD de Tengin mécanique, le jeu variable des influences atmosphériques et la nature des plantes cultivées, tout s'unit pour enlever à la machine agricole son efficacité immédiate, son action pondérante sur la productivité des terres et le prix de revient des produits.

A plus forte raison en est-il de même quand il s*agit de la production animale. Le rôle de l'outil est alors presque insignifiant. Quand nous aurons cité quelques appareils destinés au concassage des graines^ alimentaires ou, en général, à la préparation des aliments, nous aurons tout dit.

La véritable machine, le seul instrument de transformation, c'est ranimai lui-même. Il n'en est pas de plus compliqué, de plus difficile à connaître et à diriger. Ce sont les lois mêmes de la vie animale qu'il faut pénétrer; c'est à elles qu'il convient d'obéir tout d'abord pour pouvoir ensuite leur commander, en les utilisant à notre profit, quand il s'agit d'élevage, d'engraissement, de sélection, etc., etc. La zootechnie, cette science qui se propose précisément d'appliquer à l'entretien des animaux domestiques les découvertes scientifiques modernes, la zootechnie est née d'hieV. Ce sont ses progrès qui donneront à l'homme la puissance d'action qu'il n'a pas encore.

Le génie de quelques éleveurs, comme l'Anglais Collings, le créateur de la variété améliorée des courtes-cornes Durham a plus fait pour les progrès de l'agriculture anglaise que l'inventeur de la moissonneuse. Aucun instrument mécanique n'^a accru la productivité du sol autant que les découvertes de ceux qui ont, les premiers, étudié l'action des amendements et des engrais chimiques sur l'alimentation des plantes et leur développement.

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