Géologie agricole, t. I, p
2. On donne ce nom à la méthode qui consiste à laisser la terre sans culture pour lui permettre de se reposer et, en réalité, pour que les matériaux qu'elle renferme prennent une forme qui les rende assimilables.
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de valeur, on élèverait ou engraisserait du bétail qui, au contraire, se vendra de plus en plus cher parce que l'accroissement de la consommation de la viande sera la conséquence de l'augmentation des salaires. »
Mais pourquoi le cultivateur a-t-il différé l'adoption d'un système de culture qui réclame précisément l'aptitude spéciale de la terre ? Pendant longtemps, le défaut de moyens de transport a rendu nécessaire la production des grains qui devaient être consommés dans la région même et que l'on ne pouvait pas tirer du dehors. C'est là déjà une raison d'ordre économique. M. Hisler en indique une autre et la portée de cette observation est trop grande pour que nous hésitions à citer le passage 1 :
« Les marnes de la formation du lias couvrent en France deux millions d'hectares. Elles sont destinées à être transformées en herbages ou prairies. Cette transformation est faite sur une partie d'entre elles et elle se continue, mais elle est ralentie ou souvent arrêtée chez les fermiers par le manque de capitaux, et, chez le propriétaire, par le manque d'intelligence de leurs intérêts. Avec l'assolement triennal et la culture des céréales, il suffisait d'un faible capital d'exploitation ; la récolte se vendait chaque année, et si elle ne couvrait pas tons les frais, elle fournissait du moins de quoi payer le fermage. Mais pour convertir ces terres arables en herbages, il faut, après les avoir bien préparées et avoir fait le semis, attendre la deuxième année pour obtenir un produit satisfaisant, et ce n'est qu'au bout de plusieurs autres aimées que ce produit est complet. Puis, il faut acheter du bétail qui ne peut se vendre qu'au bout de quelques mois, si l'on fait de l'engraissement, et au bout de quelques années, si l'on fait de l'élevage.