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LA QUESTION DE L EAU

graines. Ces semailles ont lieu an commencement d'octobre. On arrose une seconde fois quand, au mois d'avril, la température moyenne est arrivée à -f-12° ; la troisième irrigation se fait pendant la floraison ; enfin, la quatrième, quelques jours après. Ces deux dernières disposent toutes les fleurs à nouer, et les graines sont sur quatre rangs sur les épillets.

« Les récoltes sont de 40 à 46 hectolitres (3.200 à 3.680 kil.) par hectare...

« L'irrigation convient à tous les terrains qui, par leur constitution ou par suite d'une culture profonde, donnent passage aux eaux et ne permettent pas qu'elles séjournent autour des racines. Nous l'avons vu pratiquée en Sicile, avec un grand avantage ; elle est usitée en Espagne, en Afrique, en Amérique. Nous ne doutons pas qu'avec des modifications dans les époques et dans le nombre des arrosages, elle ne puisse s'étendre dans le Nord qui a aussi ses années où la sécheresse du printemps devient une cause de stérilité » 1 .

Un spécialiste bien connu, M. Hervé-Mangon, ne conclut pas autrement au point de vue de l'incontestable avantage de l'irrigation. Les regrets qu'il exprime ont même une haute portée sous sa plume :

« Les prairies irriguées, écrivait-il vers 1865 2 , s'élèvent à peine à 4 ou 5°/ 0 de l'étendue totale des prairies naturelles, et le volume d'eau qu'elles emploient est à peu près la même fraction du volume disponible de nos cours d'eau. Les améliorations à réaliser, par la création de nouveaux arrosages, ont donc une incalculable importance.

« La faible étendue relative des irrigations françaises et les développements pour ainsi dire sans limites des

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