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faut surveiller son fonctionnement. Le moyen d'assurer la bonne marche de la machine à lait est de contrôler sa production. Il faut soumettre les animaux pendant plusieurs années (au moins deux ou trois ans de suite) au contrôle pour juger du développement individuel des aptitudes laitières. Les «litférences de rendement entre plusieurs lactations sont souvent considérables comme en témoignent à l'étranger les registres des Sociétés de contrôle.
A Svalof, par exemple, en Suède, on constate qu'une vache donnait en 1900, à son premier veau, 3.406 kilos de lait; l'année suivante sa production montait à 'i.r>0<) kilos; en 1902, elle arrivait presque à son maximum avec 6.168 kilos, et à son septième veau, sa production atteignait G. 707 kilos de lait. En général, à la première lactation, une vache fournit 65 °/„ du rendement maximum qu'elle peut donner, et ce maximum est o 1 > I < * 1 1 1 1 après le troisième vlage.
La durée des lactations et l'âge jusqu'auquel les vaches restent en pleine production dépendent étroitement de leur bonne alimentation. Une diminution notable de rendement, d'une lactation à l'autre, peut provenir d'une insuffisance d'alimentation, quand bien même les rations données pendant les deux lactations seraient à peu près les mêmes. Le cas peut se présenter lorsqu'on achète une vache en très bon état, qu'on ne la nourrit pas assez, et qu'elle a des réserves suffisantes pour faire face aux besoins de la première lactation. A la lactation suivante, les réserves sont épuisées, et la production de lait diminue.
En ce qui concerne le Contrôle laitier, à côté de l'intérêt primordial qu'il y a pour l'éleveur à connaître la valeur de ses animaux, on ne doit pas perdre de vue que les veaux destinés à la reproduction se paient d'autant plus cher que leur mère est meilleure laitière.
LES FONCTIONS ÉCONOMIQUES DU BÉTAIL
Le Contrôle permet, en outre, de se rendre compte du meilleur mode d'alimentation et du rendement do la nourriture employée. < m exprime, à l'étranger, les résultats obtenus en disant, par exemple, qu'un des troupeaux contrôlés en 1903 parla Société de Fitzbeck, dans le llolstein, a donné la moyenne de S.700 kilos de lait pour chacune de ses 13 vaches, avec une consommation par vache de 2.400 unités fourragères.
Le contrôle régulier est encore un instrument excellent pour renseigner sur l'étal des animaux sur leur santé, sur les accidents possibles qui peuvent survenir.
Il est aussi très désirable, à un autre point de vue, de contrôler un certain nombre de bonnes vaches pendant toute leur carrière. Les résultats d'une telle étude suivie fournissent une excellente pierre de touche pour apprécier les nouvelles venues, et l'on y puise de précieux renseignements sur la valeur de la race.
Mais il ne faut pas oublier que le Contrôle laitier offre avant tout ie moyen pratique, peu coûteux, sûr, efficace, de faire une sélection rigoureuse, et que cette sélection doit être continuée pour donner les [dus hauts résultats. Cela est si bien compris à l'étranger, qu'il est de règle, dans les grandes étables de contrôler tous les ans toutes les vaches du troupeau.
L'augmentation des rendements, tels que les obtient la sélection guidée parle contrôle, ne se fait d'ailleurs pas attendre. Les registres tenus par les Sociétés danoises en font foi. Le rendement en lait de l'ensemble des troupeaux contrôlés par la Société de ( iramm-Osterlindet, par exemple, a progressé en cinq ans de près de 900 kilos par vache, et le rendement moyen en beurre, par vache, de 38 kilos.
M. Félix Laurent, dans sa très intéressante commu-
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□icatioD sur les Syndicats «le Contrôle laitier, présentée à la Société Centrale d'Agriculture en 19G8, rapporte les chiffres suivants, concernant un troupeau de 7 1 vaches, appartenant au même propriétaire, contrôlés par la Société de Waliakra, en Suède.
Le tableau ci-après représente les chiffres moyens par vache, se rapportant aux années inscrites dans la première colonne.
Le contrôle a été commencé le 1 er niai 1899.
Matière
Unités
Lait.
gras 86.
Beurre.
fourragères.
Kilogr.
Kilogr.
Soit une augmentation du rendement moyen annuel par vache, constatée au septième contrôle, «le L.820 kilos de Lait et de 70 kilos de beurre, pour une dépense supplémentaire par vache de 614 unités fourragères*
L'alimentation esl devenue plus intensive, au fur el à
mesure (jiic les animaux payaient de mieux en mieux
leur nourriture, grâce à L'amélioration des aptitudes laitières de l'ensemble d u troupeau, amélioration obtenue par le seul l'ail d'une -élection rigoureuse.
Voici encore une conséquence de ta -élection attentive des individus : il s'agit de l'élévation du prix des animaux ou do leurs descendants.
Les adhérents des Sociétés do contrôle ne peuvent que se féliciter à tous égards de leurs efforts. Non seulement ils bénéficient d'excédents de rendement
LES FONCTIONS ÉCONOMIQUES DU BETAIL
très sensibles, mais ils voient encore les animaux de leur élevage recherchés de préférence à ceux <le leurs voisins.
« Ici même, «lit M. Berge, dans La Seine-Inférieure, nous avons relevé cette année (1911), les prix obtenus dans les ventes publiques de reproducteurs, dont nous avons eu connaissance et dans lesquelles figuraient des taurillons de 6 à 22 mois is<ns de vaches contrôlées, justifiant d'une bonne production laitière.
« Le prix moyen général, Irais compris, payé pour les jeunes taureaux issus de vaches contrôlées dans les trois ventes de MM. X... s'est élevé à 772 francs; celui des taureaux non issus de vaches contrôlées à552francs. Les prix les pins Torts ont été obtenus par les produits des plus grandes laitières e| les prix les plus bas par des animaux sortis de vaches donnant la plus faible production,
« Le prix maximum a été atteint par Utile, âgé* de 12 mois, qui est revenu à son acquéreur à la somme de 1.265 francs. La production contrôlée de la vache Amaryllis, mère d'Utite, avait été de 5.125 kilos de lait, et 213 kilos de beurre en dix mois.
u A la vente de MM.X..., la moyenne des prix payés pour les taureaux issus de vache- contrôlées s'est établie à 970 lianes, et la moyenne payée pour les autres, à 534 francs, accusant un écart de 436 francs. Ajoutons qu'il est à notre connaissance que plusieurs jeunes taureaux issus de mères contrôlées, vendus en dehors des ventes ci-dessus, ont atteint le prix de 1.000 francs.
« Aucun argument ne peut être plus éloquent pour montrer aux éleveurs les avantages du contrôle. »
Des faits semblables caractérisent nettement les transformations de l'agriculture moderne et en font prévoir la puissance.