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La généralité et la physionomie spéciale de ces variations sont indiquées ici avec une extrême clarté- Les cours ont toujours fléchi durant la période 1890- 99 qui a été marquée par une baisse aussi bien aux Ktats-Unis qu'en France. Tous les prix se relèvent au
1. Voir : Crop Reporter published by the authority of the Secretary of Agriculture. December, 1910, Washington, D. G.
contraire durant la dernière période, c'est-à-dire pendant les premières annés de ce siècle.
En comparant les valeurs produites par unité de surface (acre) en 1899 et en 1909, le chef du bureau de la statistique obtient les plus-values suivantes qui sont dues presque exclusivement aux augmentations des cours :
Hausse °/ 0 .
Pour le maïs 78
— le blé 114
— l'avoine 54
— l'orge 24
— le seigle 88
— le sarrasin 88
les pommes de terre 61
— le foin 48
— le tabac 05
— le coton 65
La comparaison faite entre deux années et non pas entre deux périodes a peut-être exagéré la hausse, mais néanmoins celle-ci est certaine autant que considérable. Notre premier tableau le démontre jusqu'à l'évidence.
Les produits d'origine anima le, le bétail notamment, ont subi les mêmes influences et ses cours obéissent aux mêmes lois. Les chevaux, les mulets, les vaches laitières, les moutons et les porcs, augmentent de prix à partir de 1900.
Ce fait est trop saillant pour que nous puissions nous dispenser de citer encore quelques chiffres. Une affirmation ne saurait suffire. Voici les fluctuations de valeur relevées par le service de la statistique agricole américaine 1 :