‹ L'aime: romanChapitre 5 sur 14 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

Aphor. ni. — Il est Féternelle et à la fois transitoire figure du « tout coule » et du « le combat est le père de toutes choses >, et voilà pourquoi on peut le dire panhéraclitique.

* Un mot bien significatif de la Vidalencq. Elle dit souvent de lui, par manière de compliment suprême :

— Ah ! lui I il est de chez nous.

Elle sait pourtant qu'il est né à Paris. Elle n'en entend pas moins, par là, dire qu'il est de sa chère Auvergne, à elle, du coin même qui est proprement sien dans cette Auvergne. Et elle le croit en le disant, de toute sincérité, comme s'il en était en effet. Et il en est, parbleu ! Pareillement chacun

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vous parle du soleil de son pays. (A développer j par (Tautres exemples, dans les Analogies.)

Aphor. XX. — Il voit les saveurs, flaire les sons, goûte les parfums, ouït l^es former, ,touche la lumière, ou, pour mieux dire, communie de tout avec tout.

Cosmétique, xii. — La Morg. et lui tiennent de l'abbé un sûr élixir antiarthritique, dit élixir des Jésuites^ où il entre cent parties d'alcool, yingt de gaïac, quinze de sassafras et i^ne de baume jlu Pérou; mais ils ne s*en sont jamais ^ervis pour euxmêmes. La Vidalencq s'en jÇst fort bien trouvée. Ernest a été guéri par cela de son mal de Londres, avec adjonction, alors, de tisane au daphné mézéréum. En ce cas, peut devenir dangereux.

Il étonne la Jajponaise au corp3 de caoutchouc, qui s'imaginait l'étonner. Parmi les soixante-dixsept menus voluptuajres qu'indique, le catéchisme secret de Souzouki-Harounobou, et qu'elle connaît théoriquement, plus des deux tiers lui ayaiçnt txjujours semblé impraticables. Ce sont des postures et des combinaisons de rêve pur, en effet, où les

dieux, les éléments, des animaux chimériques, des apparitions, se mêlent à Thumanité vivante. Or, avec Gabriel, les plus. improbables figures lui deviennent réelles. Et elle affirme comprendre ainsi pour la première fols Fesprit même du catéchisme, dont auparavant elle hV.titendait que la lettre. 11 faut, à mon avis, que Soûzouki-Harounobou ail eu, là-bas, la révélation d'un Aimé tel que Gabriel, pour avoir conçu comme possibles ces fantastiques amalgames. Les dislocations enseignées par le maître n'y sont que l'accessoire. AppHr quées au jeu avec n'importe qui, elles donnent le spectacle d'une gymnastique raonstrueuscj sans plus. Avefc celui, au contraiî*e, qui en doit être le seul pivot, la féerie entière, parâît-il, prend corps et aboutit. Et la Japonaise nous parle, toute niétaphore mise à part, et par sensation directe et nette, du baiser-bouddha, du bàiser-feu, du baiser-flot, du baiser-nuage, du bais.er-vent, du baiser-dragon, du baiser-poisson, du baiser-faïilôme;, du baiserpiuie-de-fleurs-mortes, etc., etc. Sentir cela de la sorte, non idéalement, mais matériellement, la stupéfie. Mais sa stupéfaction a été poussée au comble quand Gab. lui a dit l'autre jour, en souriant, que Souzouki-Harounobou n'était pas un bien grand calculateur, de n'avoir pas su compter au delà djajfloralpre soixante-dix-sept. Depuis, Gab. lui fait un peu peur.

Aphor. xlix. — Oculorum ejus gladîus in qualibet parte ferainei corporis quasi subitos fodit

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