‹ L'ainée; comédie en quatre actes, cinq tableauxChapitre 18 sur 97 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes; PETERMANN, puis DESDÉMONE

PETER MANN, à George?, après avoir serré la main à Dursay.

Excusez-moi de vous avoir fait attendre, monsieur... Certaines obligations de mon ministère... « Voulons-nous nous asseoir ? » comme dit votre Molière, (as s'asseyent.) C'est fort gracieux à vous d'avoir bien voulu me visiter dans mon ermitage...

GEORGES

L'ermitage est charmant.

PETERMANN

On y jouit du moins d'un air pur et d'un spectacle reposant. Ce calme doit même vous sembler excessif au sortir de la fournaise parisienne... (un silence.) Notre pays aura-t-il l'avantage de vous posséder longtemps ?

GEORGES

Quelques jours.

PETERMANN

C'est peu.

GEORGES

Trop aimable.

Un silence.

PETERMANN

Gomment avez-vous trouvez ce matin le sermon du pasteur Mikils?

DESDEMOXE, survenant.

Très remarquable... (a Georges ) Et maintenant que vous avez vu papa, voulez-vous, monsieur, nous faire l'honneur de vous mêler à nos ébats ?

GEORGES

Mais, mademoiselle...

PETERMANX.

Trêve de cérémonie, monsieur. Une cordiale simplicité est ici l'unique règle. Franchement, vous ne pouvez refuser ce plaisir à mes fillettes.

GEORGES

Je suis donc à vos ordres, mademoiselle?...

PETER MANN, achevant .

Desdémone. C'est ma cinquième fille, c'est-à-dire l'avantdernière; et ce n'est pas la moins charmante, (n lui tapote la joue.) Va, mon enfant.

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