ACTE TROISIÈME
première fois que je vous ai aperçue, penchée sur ces petits enfants... eh bien, ça vous donnait une silhouette dont je me souviendrai longtemps; parce que je vous ai entendue chanter, et que votre voix m'est entrée au cœur; parce que j'ai valsé avec vous et que... vous valsez très bien; enfin parce que vous êtes la seule vraie femme qui soit ici!
LI A j pla ..irnil ses yeas dans ceux du lieutenant.
Alors, alors... je vous parais désirable?
LE LIEUTENANT
Ah! sacrebleu, je vous en réponds!
LIA
Monsieur, ce n'est pas au hussard que je m'adressais.
LE LIEUTENANT
Je vous demande pardon, mademoiselle.
LIA
Oh! je ne suis pas offensée.
LE LIEUTENANT
Eh bien donc, mademoiselle... Mais on est très mal ici, vous ne trouvez pas? Cette musique... celte poussière... Marchons un peu dans cette allée, voulez- vous?
LIA
Mais on va finir par remarquer notre absence.
LE LIEUTENANT
Qu'est-ce que ça fait?... Les jeunes filles vivent ici sous le régime de la bonhomie allemande... Marchons encore un peu, un tout petit peu, je vous en prie... C'est si bon de causer doucement, sans hypocrisie, à cœur ouvert...
LIA, faiblement.
Oui, oui...
Ils disparaissent.
Deuxième Tableau.
L'intérieur d'un pavillon élégamment meublé, porte au fond. Fenêtre sur le lac.
LIA, LE LIEUTENANT
LIA, sur le seuil de la port;', allongeant le nez du dehors.
Alors c'est chez vous, ici ?
LE LIEUTENANT
Entrez donc, vous verrez mieux...
11 entre derrière cil?.
LIA, regardant autour d'elle.
C'est gentil.
LE LIEUTENANT
Oui, mon oncle a bien fait les choses.
LIA
11 est si bon! Vous savez que je suis tout à fait son amie?
LE LIEUTENANT
Un lien de plus entre nOUS. (Désignant la fenêtre de droite.) Jo
vous recommande la vue qu'on a de cette fenêtre sur le lac...
Pendant qu'elle regarde, il ferme la perte.