ACTE TROISIÈME
LIA
Oh ! que c'est mal, que c'est mal de se servir contre moi de ma souffrance, et du trouble où vous m'avez surprise, et de ma triste confession ! Mais vous ne comprenez donc pas que, si j'ai eu le courage de vous la faire, c'est que la pire humiliation m'a paru préférable à ce que vous
m'offrez ? A ce moment voix lointaines : « Lia ! Lia ! ». LE LIEUTENANT, sans la lâcher
Je ne comprends qu'une chose, c'est que je vous adore, que je vous tiens, et que vous serez à moi.
Il la prend dans ses deux bras.
LIA, se débattant.
Jamais ! jamais ! Les yoix, se rapprochant .- « Lia ! Lia! ».
LE LIEUTENANT, sans la lâcher.
Ecoutez ! (Jetant un coup d'œilpar la fenêtre.) On VOUSClierche.,.
toute une bande... Si vous sortez, vous êtes perdue.
LIA
Perdue aux yeux des autres, pas aux miens !
Lut!e violente. Nouveaux cris très proches: « Lia! Lia ! » Elle s'arrache dea bras du lieutenant, tout échevelée et défaite. Ouvrant la porte toute grande.
— Me voilà!
LE LIEUTENANT
Mais c'est idiot !