SCÈNE VI Les Mêmes, MIKILS
NORAII , à Mikils, lui mon rant Lia dans les bras de sa mère
Tu vois, mon ami, l'effet de ton éloquence.
MIKILS.
Je savais bien.
Petermann et madame Petermann échangent, en regardan Mikils, des signes de commisération, et restent anéantis dans leurs fauteuils.
LIA
Je vous suis reconnaissante, pasteur Mikils, mais là, très reconnaissante, de tout ce que vous avez fait pour moi.
MIKILS.
Je suis si sûr de vous! Je vous ai toujours dit que je vous mettais à part. Il n'est personne au monde, Lia, que j'estime ni que je respecte plus que vous.
LIA
Je sais. Cela m'impatientait un peu autrefois.
MIKILS.
Bah?
LIA
Mais j'en suis heureuse aujourd'hui. Vous êtes très bon, pasteur Mikils.
MIKILS.
Je ne suis pas bon, seulement je suis devenu moins...
NORAH
Ne cherche pas.
Mais j'allais oublier : M. Dursay est là, qui demande à voir le pasteur et madame Petermann.
LIA, avec ennui.
Que nous veut-il ? Oh ! ne plus parler de tout cela ! et m'en aller ! m'en aller !...
MADAME PETERMANN
Mais tu ne pars plus, mon enfant, j'imagine?
LIA
Si, ma mère... Cela vaudra mieux pour tout le monde,
Elle sort par la gauche, avec Mikils et Norah. PETERMANN, à madame Petermann.
Monsieur Dursay?...
MADAME PETERMANN
Je ne Fattendais plus.
La petite bonne introduit Dursay par la porte de droite.