SALE
teneur en azote augmente à mesure qu'on gagne les cou: ches supérieures. C’était pour Dalton une conviction profonde, fondée sur le calcul, Babinet est d’ailleurs arrivé à des résultats analogues. D’après ces savants l’air formé à Paris de 21 p. 100 d'oxygène pour 79 d’azote changeraïit de composition d'après le tableau suivant à mesure qu’on s’éleverait dans l'atmosphère.
Oxygène Hauteurs. pour 100 vol. d'air.
DMÔb. ns 21 É ZOO TE ce 20.46 GOUT ee GUBp00 19.42 ADOODI= eo rcrs 18.42
Ces calculs se trouvaient en désaccord complet avec l’analyse que Thénard venait de faire de l’air recueilli par Gay-Lussac dans son ascension (21,6 0/0 d'oxygène à 7000 m. d'altitude); en désaccord aussi avec les expériences faites un peu plus tard par Brünner au sommet du Faulhorn.
Enfin quelques chimistes voulaient encore considérer l’air non comme un mélange, mais comme une véritable combinaison définie de 20 d’oxygène pour 80 d'azote.
Cette divergence d'opinions rendait nécessaire de nouvelles analyses exécutées par une méthode dont la précision mettrait les résultats hors de toute contestation.
Cette méthode fut imaginée en 1841 par MM. Dumas et Boussingault.
ape]. OF
IT. Méthode par les pesées de MM. Dumas et Boussingault,
Le procédé de MM, Dumas et Boussingault a été placé par ces deux savants en dehors des données analytiques antérieures qui leur paraissaient mériter peu de confiance. Il reposeentièrement sur les pesées ;ilestrestéclassique, et commé tel il se trouve décrit dans tous les cours élémentaires de chimie ; nous ne nous appesantirons pas sur les détails.
On fait passer dans un tube chauffé au rouge et contenant de la tournure de cuivre, un courant d’air débarrassé de la vapeur d’eau et de l’acide carbonique; le tube avait été préalablement vidé d'air et pesé. — L’oxygène se fixe sur le cuivre et l’azote passe dans un grand ballon d’abord vide et pesé. |
L’excès de poids de ce ballon donne une partie du poids de l'azote ; l’autre partie restée dans le tube s'obtient ainsi : on pèse le tube plein d’azote et on le pèse de nouveau après y avoir fait le vide ; la différence donne le poids de l’azote contenu. La différence entre le poids initial du tube vide d’air avant et après l’expérience donne le poids de l'oxygène. — La somme de l’oxygène et de l'azote est le poids de l’air analysé. |
Dans ces expériences, Dumas et Boussingault remar— quèrent que la presque totalité du tube contenait encore du cuivre métallique; ceite circonstance démontra que tout Pair avait été débarrassé de son oxygène; du reste, pour s'assurer que tout l’oxygène avait été bien absorbé, les
ROLE deux chimistes employèrent le proto-chlorure de cuivre ammoniacal qui ne se colora pas,
Les expériences de Dumas et Boussingault sont venues confirmer les idées des chimistes français sur la composition de l’air, idées fondées sur les belles expériences eudiométriques que Gay-Lussac et Humboldt avaient faites 395 ans auparavant. Cependant, la méthode de ces derniers, moins précise, comportait une erreur de 1/100 suffisamment expliquée par lPimpurelé de lPhydrogène recueilli sur l’eau. Dumas et Boussingault ont trouvé 20,8 vol. d'oxygène; Gay-Lussac et Humboldt avaient donné 21 vol.
Pour une moyenne de six expériences, MM. Dumas et Boussingault trouvèrent en poids, 23 d'oxygène pour 77 d'azote. Ils voulurent déduire de ces nombres la composition en volume de l'air. Maïs ayant constaté que les densités de l’oxygène et de l’azote données par Berzélius étaient inexactes, ils déterminèrent eux-mêmes ces densités et trouvérent.
011057 A7 ne 0.972 L lume de l’oxygène est donc CARE 20.81 LR Je D 10 var 76.99 Gelui de l'azote 5 Srssvessrs — = 79,19 elui de TK
Cette fois la composition de l’air était définitivement fixée.
MM. Dumas et Boussingault vérifièrent ensuite que la composition de Pair est invariable, ou tout au moins que les différences qu’elle éprouve sous certaines influences ne sont pas plus grandes que les erreurs que comporte la
Ho
méthode analytique employée. L’oxygène étant plus soluble dans l’eau que l'azote, ils furent conduits à rechercher l'influence de la pluie; leurs résultats furent les sui-
vants :
TéMPRISeC ere. er ses. 23.040 d'oxygène.
— pluvieux......... 23,015 —
c’est-à-dire identiquement la même composition.
Ils recherchèrent aussi influence de Paltitude.
Nous avons vu plus haut la théorie de Dalton et de Babinet contredite par l’analyse de l’air recueilli par Gay- Lussac à 7,000 d'altitude. MM. Dumas et Boussingault s’appuyèrent pour combattre l'idée fausse de Dalton, sur des expériences faites par Brünner au sommet du Faulhorn (1950 m.), et par Verver à Grüningue.
Brünner avait trouvé comme moyenne