‹ L'Air AtmosphériqueChapitre 9 sur 26 · RASE 230.10 NACRE · texte numérisé non relu

RASE 230.10 NACRE

et Verver 22,998 d'oxygène; c’est-à-dire, la même chose qu’à Paris.

Restait à résoudre la question de la variation de composition de Pair à des époques très éloignées; ne pouvant s'appuyer sur des analyses antérieures, MM. Dumas et Boussingault comparerent le poids de l’air déterminé avec soin par MM. Biot et Arago, à celui qu’ils déterminèrent eux mêmes.

Biot et Arago avaient donné D — 1,2991.

Dumas et Boussingault trouvèrent pour une moyenne de quatre expériences D — 1, 2995.

En comparant ces deux nombres, ils purent conclure que l’air n’avait pas changé de composition d’une manière appréciable depuis quarante ans.

De toutes les recherches précédentes, il résulte :

1° Qu'il n’y a pas de rappori simple entre les proportions d’oxygène et d’azote contenues dans l'air.

2° Que ce rapport est invariable à des époques assez distantes et à des hauteurs assez différentes.

Quant à la question de l’influence des combustions, de la respiration des animaux et des plantes sur l’altération de l'air, MM. Dumas et Boussingault s’en occupèrent longuement. Ils virent que cette influence est inappréciable en présence de la masse énorme de l’atmosphère.

Nous reviendrons d’ailleurs sur cette question au chapitre de l’acide carbonique.

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