TROISIEME PARTIE
A Madagascar, l’arrivée des sauterelles est considérée comme un bienfait. « Tout le monde, dit un voyageur anglais, se précipite à leur rencontre en essayant de les abattre ou de les prendre au vol dans les lambas; les femmes et les enfants les ramassent dans des paniers. » On leur détache les jambes et les ailes en les secouant d’un bout à l’autre d’un long sac, et les corps, séchés au soleil ou frits dans la graisse , sont enfermés dans des sacs pour être conservés et envoyés au marché. Les indigènes, et particulièrement les Iïovas, en sont très friands. Goût de sauvages, direz -vous. — Et pourquoi? — En France ne mange-t-on pas des escargots ?