‹ L'air et le monde aérienChapitre 157 sur 210 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

( attacus polyphemus ), el plus d’une centaine d’une autre ( attacus cecropia ), contenant des chrysalides vivantes. A la fin de mai et au commencement de juin, les papillons sont éclos... »

Le nombre des espèces utilisables serait très grand, d’après Guérin -Méneville, qui, de concert avec M. E. Robert, s’est livré, dans les magnaneries expérimen-

Bombyx du ricin ( bombyx arrindia) ( 2/3 de grand, nat.), sa chenille , ses œufs et son cocon.

taies de Sainte-Tulle et de Yincennes, à une série d’essais dont quelques-uns ont donné des résultats dignes d’intérêt.

Je citerai seulement les espèces que le patient observateur a signalées comme offrant le plus de chance de réussite; mais je ferai préalablement remarquer que le peu d’accord des naturalistes, dont chacun adopte pour le même genre, pour la même espèce, une dénomination de son choix, introduit quelque confusion dans la nomenclature.

Guérin -Méneville désigne indistinctement tous les papillons à soie sous le nom générique de bombyx. D’autres préfèrent celui de saturnies, d’autres celui d 'attacus. Je comprends peu, je l’avoue, ces dissidences sur des mots, et je m’étonne que des hommes sérieux, des savants distingués, prennent à tâche de les perpétuer, Passons,

Guérin -Méneville s’est surtout occupé de l’acclimatation des vers à soie de Tailante (improprement appelé vernis du Japon), du ricin et du chêne. 11 appelle le premier bombyx çynthia. Cette espèce, cultivée depuis des siècles en Chine, a été envoyée à Turin par le P. Fantoni, et introduite en France, en Italie, en Algérie et jusqu’en Amérique et en Australie, par M. Guérin -Méneville. La soie qu’elle fournit a été appelée ailantine, soie du Nord, soie du peuple. C’est une matière

Attacus spéculum et ses cocons (2/3 de grand, nat.).

textile beaucoup plus belle et plus forte que le coton, et qui tient le milieu entre la soie et la laine. L’arbre qui nourrit ce bombyx pousse partout et est devenu très commun en France; l’animal lui-même n’a point les délicatesses de son congénère du mûrier : il s’élève parfaitement en plein air, sans craindre la pluie ni le vent.

Le ver à soie du ricin ( bombyx ou saturnia arrindia ) est originaire de l’Inde anglaise et de l’Assam. Il a été introduit en Europe par MM. Bergonzi et Baruffî. Chargé par la Société d’acclimatation de le naturaliser en France et en Algérie, Guérin-Méneville s’est acquitté de cette tâche avec un plein succès.

Le ver à soie du chêne de la Chine ( bombyx antliærea ou yamamaï ) est cultivé au Japon, et donne une soie aussi belle que celle du bombyx mon. Un autre

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