‹ L'air et le monde aérienChapitre 52 sur 210 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

par cette opération, à peu près la même quantité d’air qui avait été absorbée par la calcination, c’est-à-dire huit à neuf pouces cubiques environ; et en recombinant ces huit à neuf pouces avec l’air qui avait été vicié par la calcination du mercure, j’ai rétabli ce dernier assez exactement dans l’état où il était avant la calcination, c’est-à-dire dans l’état d’air commun : cet air ainsi rétabli n’éteignait plus les

Découverte de la composition de l’air. — Expérience de Lavoisier.

lumières ; il ne faisait plus périr les animaux qui le respiraient ; enfin il était presque autant diminué par l’air nitreux que l’air de l’atmosphère.

« Voilà l’espèce de preuve la plus complète à laquelle on puisse arriver en chimie, la décomposition de l’air et sa recomposition ; et il en résulte évidemment :

« \° Que les quatre cinquièmes de l’air que nous respirons sont dans l’état de mofette , c’est-à-dire incapables d’entretenir la respiration des animaux, l’inflammation et la combustion des corps; 2° que le surplus, c’est-à-dire un cinquième seulement du volume de l’air, est respirable; 3° que dans la calcination du mercure cette substance métallique absorbe la partie salubre de l’air pour ne laisser que la mofette. •»

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