DEUXIÈME PARTIE
« La partie du littoral de la mer du Sud où gît le guano, dit M. Boussingault, offre cette particularité que, sur une étendue considérable, depuis Tumbes jusqu’au désert d’Atacama, la pluie est, pour ainsi dire, inconnue, tandis qu’en dehors de ces limites, au nord de Tumbes, dans les forêts impénétrables et marécageuses du Clioco, il pleut presque sans interruption. A Payta, placé au sud de cette province, lorsque je m’y trouvai, il y avait dix -sept ans qu’il n’avait plu. Plus au sud encore, à Chocope, on citait comme un événement mémorable la pluie de 1740. Il est vrai qu’elle dura quarante nuits, car elle cessait pendant le jour. »
C’est grâce à la différence des températures et des climats que la nature présente, selon les latitudes, des aspects si divers, et que les espèces végétales et animales et les races humaines sont distribuées à la surface du globe d’après des lois qui ne souffrent que des exceptions très restreintes.