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Saint-Roch des Aulnaies.—Sainte-Anne la Pocatière.—Le curé C. F. Painchaud, fondateur du Collège Sainte-Anne.—La lettre du Vicomte de Châteaubriand.—Un manoir en deuil.
J'aimerais fort vous entretenir de Saint-Roch des Aulnaies, ancienne paroisse ravagée comme bien d’autres, pendant l'été de 1759, par le capitaine Goreham et ses féroces Rangers, venus de la rive opposée.
Comme je la traverse avec la rapidité d’un trait, elle se groupe dons mon souvenir, simplement comme étant la paroisse natale d'un ami de ma jeunesse, Vinceslas Dupont, clerc, en 1846, chez N. F. Belleau, écuyer, avocat, plus tard Sir N. F. Belleau, notre Lieutenant-Gouverneur. Identité de goûts, d'âge, de carrière, me lièrent beaucoup avec ce pauvre Dupont, que je vis noyer tragiquement sous mes yeux, le 3 août 1846, en débarquantde notre chaloupe, fine voilière, la Belle-Frangoise (1)
(1) Ce nom, emprunté au refrain :
‘ C’est la Beïle Françoise de longué ! ”
les scrupuleux nous le firent changer, à cause des variantes de la chanson. Sainte-Anne la Pocatière fut concédée, par l’Intendant Talon, à demoiselle
Marie-Anne Juchereau, veuve de siour de la Combe Pocatière, le 29 octobre 1672. Saint-Denis fut concédé parle comte de Frontenac, le 12 mai 1679, à siour
Joseph Juchereau. | Le fief de Granville fut concédé, le 5 octobre 1707, à dame Marie-Anne de
Granville, veuve de sieur de Soulanges.