LE CIMETIÈRE DE LA COTE DE LA MONTAGNE
« Les excavations qui ont été faites, dans le cours de la semaine dernière, près des édifices du Parlement, ont mis à découvert un bon nombre d'ossements humains, un squelette entier, et un pan de mur dans lequel se trouve pratiquée une porte cintrée. Voici les explications qui nous ont été fournies à ce sujet. Le terrain qui forme une espèce de triangle entre le sommet du cap et la côte de la Montagne, était jadis occupé par l'ancien cimetière de Québec, où l'on a fait les inhumations, dès les premiers temps de la colonie. Ce ne fut qu'au printemps 1657 que l'on commença à inhumer dans le nouveau cimetière dit de Saint-Joseph, situé près de la cathédrale, Les sauvages, et sans doute les colons aussi, s'étaient plaint depuis longtemps de l’ancien cimetière à cause de son humidité ; et ce fut probablement une des raisons qui le fit abandonner, Comme ce cimetière n’a jamais ête relevé, il n’est surprenant qu'on y découvre beaucoup d'ossements.
« Quant aux restes de murailles enfouies sous le sol, ce sont, parait.il, les fondations d’un pavillon de l’ancien évèché. La porte cintrée était, selon toute probabilité, une porte de cave qui s'ouvrait sur la déclivité du cap. (Journal de Québec, Octobre—1870.)
(1) Le Monument au Jardin du Fort, commencé en 1827.