‹ L'album du touriste [microforme]Chapitre 67 sur 140 · SAVOIR · texte numérisé non relu

SAVOIR

14 février 1776. sch. sols.

Payé,—Une chaudière et une marmite de fer, adjugées à Etienne Barbeau, à quinze livres, argent courant de Québec... 15 Un miroir adjugé à à Etienne Barbeau, à vingt-quatre livres. 24 Une vache, adjugée à Joseph Pamerleau, à trente livres. 30 Une vache, adjugée à Charles Goulet, à trente-deux livres. 32 Une vache, adjugée à Claude Paris, à trente-et-une livres4. 31 4 Une taure, adjugée à Louis Proteau, à vingt-neuf livres... 29 Une vache, adjugée à Michel Pamerleau, à vingt-quatre livres, dont dix sols pour le veau... ANS 24 10 Deux veaux de l'année, adjugés au sieur Barbeau 27 Une petite taure, adjugée à Joseph Gagné Fe Un cheval, avec son harnais, adjugé au sieur T oulouse.… 6l Une vache, adjugée à Antoine Marcou…

RAT, ACTE “ Deux mères moutonnes, adjugées à Fabien Marcou …..... 12 10 “4 Deux jeunes moutons, adjugés à Frs. Parent... 10 4 té Deux moutons, adjugés à Robertson l'interprète... so 16 12 “ Deux béliers, adjuges à Jean Patry...... Urtes s- “ÿ 12 ‘e 8 Jacques Parent . on 012 fe 46 (Le Joseph Gagnon... 8 “ Un cochon «6 Frs. QUIF ON nsrnue er onee néons le “e ‘4 L P Rodrigue... PRbar ne era taesstn LA “ Six poules, adjugées à P. Bourg... SENS OUT Tee 4 “6 Six autres poules et un coq, adjugés au sieur J. Bourg... 3 15 ‘6 Dix minots d'avoine, ee à Claude Patry, à 24 sols le MINOMan ner tornnt tee even tt rt Te et n entree Tan de 60 bd nee 12

Dix minots de bled, adjugés à à C. Patry, à 54 sols le minot. 27 Dix minots de bled, adjugés à Adrien Langevin à trois

livres cinq sols le minot TANT TOUS LE LE LL “ Dix minots de bled, adjugés à Louis Proteau, à trois livres huit sols le minot..........., ss ss sites JA

Dix minots de bled, adjugés à Pierre Thibaudeau, à trois livres douze sols le minot.….…. vos 36

Un poële de fer avec son tuyau, ‘adjugés à à Morisset….… 120 02

reprenne rage

sch. sols.

Payé,—Un lit, adjugé à Etienne Pamerleau ........... ms 28 16 “ Un matelas, adjugé au sieur Barbeau..….…. ss 14 Une paire de draps, adjugés au sieur Robertson... 9 12 Un traversin, oreiller et courte pointe, adjugés au sieur Barbeau.. ...ssssssosesée soc es: soonanas nonoenesesenencuse cessesessssene 10 Une couchette et une paillasse, adjugées à Dumergue …. 17 Un lit de plume, adjuge à Jean Patry.... su ss 12 Une paire de draps, adjugés à Robertson...

Une couverte, adjugée au sieur Toulouse ..... ss ss, Une courte-pointe de coton et un traversin, adjugés au MOURIR rames esse tone sesein teste etat toto des te Un matelas, adjugé à Pierre Rodrigue...

Une couchette et paillasse, adjugées au sieur Garon... Deux chesnes de ménoire, adjugées au sieur Barbeau Deux pioches, adjugées à Frs... ss ss sos

Le procès-verbal ajoute :

Faucilles, charrettes, pelles et tout l’attirail complet d'une ferme est ainsi vendu à vil prix.

En outre, il a retiré par devers moi, un cheval de la ferme, harnais et carrioles qu'il a vendus après coup, à vil prix, au nommé Poiré de la Pointe-Lévis, dix piastres, tandis que le tout valait au moins trente piastres,.

Une moutonne qu'il a donnée à Breton.

Une autre moutonne qu'il a donnée à Turootte.

Cent livres de lard qu'il a pris pour lui et six minots de bled.

Une paire de bœufs, qu'il a donnés aux sauvages, valant 15 piastres. Le tout se monte à... sous sosuss vovoussoccoe voonee soutenue sovussooosus 980 6

ou à £50 1isch. Id,

NOS ARCHIVES

Je crois devoir consigner ici l'éloquente lettre que l’Historien Pankmax vint d'adresser à la Sociélé Historique de cette ville, sur les archives du Canoda.

Les démarches prises par la Législature d'Ottawa, à la dernière session, sur la requête que la Sociélé Liltéraire el Hislorique, et autres amis des lettres, lui ont adressée, font espérer que l’entreprise sera conduite à bonne fin, malgré certains obstacles, La lettre de notre ami, M. Parkman, est donc fort opportune pour la cause de l’histoire. Nous la reproduisons, avec les remarques de l'Evénement, reproduites par la Minerve, lorsqu'elle parut.

« Nous avons chaque été de nombreux essaims de touristes. Parmi eux, il en est un qui a le priviiége de jouir d'une constante ovation : nous avons nommé Francis Parkman, l'historien.

« Mais, M. Parkman est plus qu'un historien : c’est un amant passionné de la nature, un amateur de fleurs, de paysages, de jardins ornés. Sur le chapitre des roses (1), il est intarissable.

« Pendant la belle saison, il occupe une résidence champêtre à l'endroit appelé Jamaica Plains, dans les environs de Boston. Parkman n'est pas moins connu aux savants de l'Amérique comme l’auteur de Pontiac ; Pioneers of New France ; The Jesuils in North America, &c., qu'il ne l'est à Boston comme habile horticulteur. On dit que son jardin contient au-delà de 400 espèces de rosiers, recueillis dans le cours de ses voyages, en France et en Allemagne. Quel délicieux Eden ce doit êlre ! Quel est celui qui n'aimerait être historien-horticulteur et vivre près de Boston ?

« Bien que M. Parkman ait tracé le canevas de notre histoire, à un point de vue différent de nos historiens, il a su, par la magie de son style, par le coloris et la vivacité de ses descriptions, répandre pour le lecteur anglais un charme inexprimable sur les premiers temps de la colonie. L'œuvre qu'il élabore en ce moment, qui a trait à l'ère glorieuse de Frontenac, ne le cèdera pas en intérèt, nous osons le croire, aux pages les plus réussies des livres qu'il a écrits antérieurement,

« À la nouvelle de son arrivée à Québec, la Société Ilistorique, par l'entremise de son président, M. LeMoine, se hâta de mettre à sa disposition tous ses trésors littéraires. Québec voyait, en 1871, se renouveler dans les salles de cette antique société ce qu'elle y avait souvent vu dans le passé, Car, en 1838, le savant Dr. J. C, Fisher placait les M. $. de la société à la disposition de l'hon. Geo. Bancroft, alors occupé à écrire son excel-

(1) En 1866, sous le titre de Zook of Roses, M. Parkman publiait, fruit de ses loisirs, un superbe volume sur la culture et les variétés des Roses. En 1871, ses goûts pour l’horticulture lui faisaient accepter au Harvard College, Boston, la chaire de Professeur d’Horticulture, au lieu de celle de Professeur d'Histoire, qui lui était offerte.

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lente Histoire des Elals-Unis, comme cet éminent historien se plait à le reconnaitre ; de mène que, plus tard, la Biographe de Washington, Jared Sparks, devenu l'ami et le commensal du regretté Georges B,. Faribault, Président de la Société Historique, enrichissait ses cartons des notes et renseignements que notre antiquaire possédait sur l'invasion américaine de 1775,

« Aujourd'hui, Québec qui, en outre de sa Sociélé Historique, possède une florissante Université, est appelé à aider un savant non moinsillustre, Frs. Parkman, dans ses laborieuses recherches, Constaions aussi que les sympathies pour les lettres, aussi bien que pour les anciennes traditions d'hospitalité, sont vivaces cette année dans le vieux Québec. Dès que l'historien fut descendu dans l'antique cité, c'était à qui l'aurait, Il quittait la table hospitalière d'un de ses plus anciens amis, l'hon. Juge Black, pour prendre part à une petite réunion littéraire à Spencer Grange, et, à peine de retour, l’auteur de la Vie de la Mère de l'Incarnalion, l'abbé Casgrain, s'en emparait pour le conduire au monument du missionnaire Massé, à Sillery ; puis il devenait l'hôte du professeur Larue ; le lendemain, on l'entrainait faire un pélerinage.....littéraire à l'historique église de la Bonne Sainte-Anne. Plus tard, le Dr. W. J. Anderson, le Biographe du Prince Edouard, lui servait de Ciceronne, parmi les antiquités de Québec, en attendant qu'il aille saluer l’auteur de Charles Guérin. Très-bien ; les lettrés du vieux Québec n'ont rien de mieux à faire qu'à lutter de courtoisie, pour honorer l'homme illustre, dont les écrits ajoutent tant de relief à leur cité historique.

« En disant adieu à notre bonne ville, le savant de Boston a cru devoir, par l'écrit ci-après, coopérer à une entreprise, qui a récemment fort préoccupé la Société Historique de Québec : la création, par le gouvernement d'Ottawa, d'un bureau pour conserver et perpétuer les archives du Canada, comme cela se fait en France, en Angleterre, aux Etats-Unis, etc,

« Voici la lettre que M. Parkman vient d'adresser de Portland au Préside la Sociélé Lilléraire el Hislorique, 3, M. LeMoine, Ecr.

« Portland, 22 août 1871.

« Cher monsieur,

« M'étant depuis plusieurs années appliqué à faire des recherches se rattachant à l'histoire primitive du Canada, et me croyant au fait, autant que qui que ce soit, des diflicultés qui parsèment cette entreprise, j'aime à inviter votre coopération à un plan combiné pour accomplir une tâche, que les efforts isolés des individus sont impuissants à maitriser : un plan indispensable à l'étude et à la compilation de l'histoire Canadienne.

« Les matériaux de vos annales, si pleins d'intérèt, son pars dans les archives et les bibliothèques d'Europe et d'Amérique, Ces matériaux sont confondus ensemble : ce qui est de valeur et ce qui ne l’est point est souvent pèle-mèle, L'écriture en est assez souvent illisible. Ces documents recueillis soit en entier, soit par extraits, copiés lisiblement, classifiés par ordre chronologique et solidement reliés, puis déposés en lieu sûr et communiqués sous certaines restrictions, jetteraient des flots de lumière sur l'histoire du Canada.

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« On vient de faire un excellent commencement dans la bibliothèque parlementaire d'Ottawa, où se trouvent la seconde et la troisième série des « Documents de Paris. » Cette collection, jointe à la première série faite à Paris pour l'Etat de New-York par Broadhead, sont sans prix, jusqu'où ils vont; néanmoins, ce n’est qu'après tout une collection partielle. Les Documents de France, pour la période qui s'étend de 1732 à 1763, période très-intéressante dans votre histoire, n'ont pas été transcrits des archives de Paris, et se trouvent exposés aux éventualités d’une révolution : ces documents l'ont échappé bel le printemps dernier. Une fois détruits, il y aura une lacune qui ne pourra jamais être comblée. En outre de ces derniers, il y a à Paris nombre de documents d'une ère plus ancienne qui n'ont jamais été emportés en Amérique,

« Chose assez singulière, les Etats de New-York et du Massachusetts jettèrent les yeux sur les archives de Londres et de Paris, lorsqu'ils commencèrent à collectionner les matériaux de l'histoire du Canada. Ce fut M Broadhead qui, sous l'autorité d'une commission nommée par l'Etat, commença à réunir tous les documents Canadiens-Français, qui intéressaient de près ou de loin l'histoire de New-York. M. Poore fut employé, de la même manière, pour l'état de Massachussetts et les résultats, dans chaque cas, ont été couronnés de succès. Il est diflicile de supposer que la Puissance du Canada va laisser, à moitié exécuté, un projet qui l’intéresse si dire:tement,

« J'ose croire que le vif intérêt que j'ai toujours porté à l'histoire du Canada, servira d’apologie à la démarche que je fais.

« Votre tout dévoué,

(Signé), © F. ParkMax. »

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