‹ L'album du touriste [microforme]Chapitre 80 sur 140 · L'OISEAU-MOUCHE · texte numérisé non relu

L'OISEAU-MOUCHE

levant ; le petit maëstro me salua de quelques roulades mélodieuses, puis il s'envola, J'étais ravi de tant de splendeurs: ce spectacle, que peut-être il ne me sera jamais donné de revoir, avec une telle mise en scène, m'éblouit par sa magnificence, par la variété et l'harmonie de ses contrastes, Etait-ce, me demandai-je, la réalité ou bien une scène féerique des Mille et une nuits ?

Aurai-je dù m'écrier, comme jadis Aristophane: «Cher «oiseau, ne perds pas de temps, je t'en supplie; va tout de «suite dans le taiilis réveiller Progné! Que l'hymne sacré « jaillisse de ton gosier divin en mélodieux soupirs ; roule en « légères cadences tes fraiches mélodies (1),» Ce n'était pas une vision de fée qu'il m'était donné de voir, mais simplement l'oiseau bleu du Canada, dans tout l'éclat de sa livrée printanière, de son costume nuplial.

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