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de son fils, M. l'abbé Vincent, un digne membre au sacerdoce, vicaire en ce moment à Sillery, près Québec.
Revenons à Lévis, ou mieux à la partie est de Lévis, Saint- Joseph ; car Lévis, divisé et subdivisé, comprend maintenant Saint-Joseph, le village de Bienville, la ville de Lévis, la paroisse Notre-Dame de Lévis, Saint-Romuald, et le village de Lauzon, Saint-Joseph, aussi bien que les hauteurs de la ville de Lévis, a joué un rôle assez important pendant l'été que dura, et l'hiver qui suivit le siége de Québec, en 1759, aussi bien qu'en 1775-6. «La présence de la flotte ennemie, » dit Jean Claude Panet, «fut remarquée pour la première fois le 24 juin 1759. Ilest à observer que les officiers anglais ont mouillé leurs gros vaisseaux marchands ; étant tous mouillés au sud de la Pointe-Lévis, vis-à-vis de l'église jusqu’à la batturé de Beaumont. »
C’est le 20 du mème mois, d’après Fraser, que le 43° régie ment, le 15° et les féroces Rangers, sous la conduite du brigadier Monckton, traversèrent à la Pointe-Lévis el «escarmouchèrent avec les Canadiens et leurs alliés, les Sauvages ; les Anglais firent trois prisonniers et trois blessés ; arrivés devant l'église de Saint-Joseph, les soldats durent essuver une nouvelle décharge et l’on fusilla de part et d'autre, jusqu'à ce que le capitaine Campbell, du régiment de Fraser (78°) qui s’élail avec sa compagnie embusqué dans l’église même, fit feu avec une partie de son monde, vers le soir. Le calme se rétablit pendant la nuit, les soldats couchant sous les armes, »
C'est, sans doute, aux événements de ce jour que se rapporte l'entrée suivante, consignée au Journal de Jean Claude Panel:
«Sur la nouvelle de la descente des Anglais à Beaumont, M. Charest, zclé patriote, demanda à M. le général, du monde, pour aller au-devant des Anglais, et empêcher leur établissement à la Pointe-Lévis.
« On lui fit réponse qu'il pouvait y aller s'il le jugeait à propos. Il y fut avec environ vingt habitants de la Pointe-Lévis ; il fut fort surpris, en arrivant à son manoir, d’y voir des Anglais sur le grand chemin, qu'il prit d’abord pour des habitants. Il
ne se déconcerta point ; quoiqu'il y vit environ quatre cents hommes. Il se rellia avee environ quarante hommes, faissat feu sur eux eten tuèrent dix sans perdre un seul homme. Ise replia dans les bois, envoya demander des balles et de la poudre ; on lui en envoya en bref ; il y fil une petite fusillade et fut obligé de se replier le même jour. Les Anglais, qui paraissaient avec toutes leurs forces à l'ile d’Orléans, n'avaient pas encore mis à la Pointe-Lévis trois mille hommes, M. Charest ne demanda que mile à douze cents hommes pour empècher leur établissement. Ses demandes furent nues.
«Le 3 (juillet), M. Charest y fut avec environ trente habitants de la Pointe-Lévis el le sieur Legris, volontaire, et trente scuvages abénakis. [5 firent le coup de feu, en tuérent environ trente. Les saxvages rapportèrent huit chevelures, et amenèrent un prisonnier. Les sauvages, par (manque de) prudence perdirent quatre hommes en s’en revenant daus le chemin du roy où ii y avait plus de—hommes en bataille.
«Le même jour, il était décidé dans le conseil qu'il partirait la nuil quinze cents hommes pour la Pointe-Lévis, mais ce malheureux prisonnier dérangea, par sa déposition, ce projet, dont nous craignions des suites fâcheuses. Le prisonnier dénosa qu'ils avaientenviron mille hommes de troupes réglées et que Ia mème nait, ils devaient faire leur descente à Beauport.
«Tout le camp, ainsi que la ville, retourna, en con: :quence, au bivouac toute la nuit ; rien ne se trouva si faux.
« Le 4 juillet, le camp anglais, entre le moulin et Péglise, fat presque évacué: Pennemi traversa à l'ile d'Orléans ; ce fut encore je «zélé patriote» Charest, qui en apporta avee le sieur Legris, la nouvelle, et pour preuve, exhiba «quatre havresacs du camp ennemi. »
Le soigneur Charest ne réussit pas à obtenir «du monde » pour ailer faire le coup à Lévis ; peut-être, après tout, la fortune le servit-il en cette occasion, car la nouvelle de Pévacuation du camp anglais élait évidemment prématurée, attendu que, d'après Fraser, le 3 juillet, Wolfe, le général en chef, faisait, des hauteurs de Lévis, une reconnaissance en règles des abords
espérons SOS