LES TYPOGRAPHES
Nous n’avons pu obtenir que peu de renseignements sur eux, de même que sur les travailleurs. du livre, fondeurs de caractères, clicheurs, compositeurs, imprimeurs, etc., etc. On peut aussi y joindre les lithographes.
Il eût été intéressant de savoir si l’on pouvait admettre des différences entre ces catégories au point de vue de l’alcoolisation. Nous n’avons pu le découvrir.
Mais,en général,ces corporations sont notablement plus sobres que beaucoup d’autres. Évidemment, ces ouvriers ne reculent pas à avaler leur litre de vin par jour el leur petit verre dans le café, mais enfin, nous n’avons pas découvert cette consommation exagérée que l’on rencontre si fréquemment.
Le Dr Legrain a pu d’ailleurs nous donner .confirmation de ce que nous avançons là en nous déclarant que dans ses services d’aliénés alcooliques, les ouvriers de l'imprimerie et du livre étaient des plus rares. Leur maladie est le saturnisme.
À quoi attribuer cette sobriété relative. En partie à la discipline des usines, car dans les ateliers où la
grille n’est pas close, l’alcoolisation est plus considérable. Mais aussi et surtout à une active propagande anti-alcoolique faite par les syndicats et à la: mentalité assez supérieure des ouvriers de ces diverses catégories.