LA CONSOMUATION DE L ALCOOL
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Nous constatons avec douleur que la France préseaîe déjih, dans ce tai)leau, le chïflVe de 15 litres 87, qui est le {dus élevé de tous. Encore faut-il remarquer que M. Suûdbarg ne lait pas état de la ronsomraation du etdre» boisson très alcoolique^ et dont nos départements de rOuest font uu usage quotidien. S'il tient compte de Talcool produit par les bouilleurs de cru, ïl néglige la fraude qu'il De peut connaître mais qui se pratique sur une grande écbelle.
D'après tes tableaux de M. Sundbarg-, il est démontré que le seul pays où la consommation ait considérablement augmenté est la France.
Elle a été à peu près statioonaire en Allemagne (malgré le développement de rindustrie), dans les Pays-Bas et dans les États Cnis. Pour la Russie, etc, nous n'avons que des chiirres approximatifs,
Elle a légèrement diminué en Danemark et en Angleterre ; elle a subi une dépression considérable en Suéde et en Norvège, Nous verrons plus loin que ce résultat est dû aux systèmes prohibitifs qui suppriment pour le débitant rintérèl dans la vente des boissons, contrairement à la France qui favorise la liberté de lenrichissement pour les vendeurs de spiritueux en gros et en détail.
D'après ce que nous venons d'exposer» la France est une des nations qui consomme le pîus d'alcool.
Si Ton met à part la consommation de labsinthe et des apéritifs à essences j on constate avec une profonde tristesse que notre pays absorbe, à lui tout seul, plus d\ibsînthe rfue le reste du monde entier^ et (^UQ Vabsinthisme est une passion presque exclusivement française.
Consoiumation d'abj^Qlhe en Finoce
188t> 85.000 bouteilles
En r espace de ïi ans^ rabsorption annuelle d'absinthe a plus que triplé.
Voici, à ce sujets les chiffres relevés par M, Gatusse, En 1880 on consommait 18.000 hectolitres. - En 1884 : 50.000. En 1888 : 72.000. — En 1893 : 108.000. — Avec ces chiffres pris en 1898 on s'étonnera moins, mais on se désolera de voir la France passer du cinquième rang au premier rang parmi les nations ravagées parTalcoolisme (1).
Autrefois Tabsinthe était bue seulement dans les villes. Aujour-
(1) Sérieux et Mattiieu, L'alcool, p. 96, iiO.
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