‹ L'alcoolisme: fléau socialChapitre 35 sur 60 · USS CABARETS ET LES DÉBITANTS 22T · texte numérisé non relu

USS CABARETS ET LES DÉBITANTS 22T

i L'adoption de ce projet aurait pour résultat de réduire de 500.000 à 130.000 le chiiïre des débits en Francé,et dé 33.000 a H.GOO celui des débits de Paris.

Mais cette rédactioû demanderait plusieurs années. En efî'et, tous les débits existants sent mainlenus ; la commission n'a pits voulu déposséder, par une mesure brusque et radicale, les propriétaires aclueîs et décréter une expropriation qui aurait nécessité^ d ailleurs le payement d'une indemnité préalable ; elle a préféré laisser au tejups le soin d opérer, par ie simple jeu des extinctions ou des décès» la diminution du nombre des déhits présentement ouverts.

Tant que cette réduction ne serait pas réalisée, aucune déclaration nouvelle d'ouverture de débit ne pourrait être faite.

Aucun débit de boissons ù consommer sur place ne pourrait être établi dans des locaux affectés ou attenant h un autre commerce (épiciers^ fruitiers, marchands de charbons, receveurs-buralistes,

etc.).

Tout débit qui, pur suite de décès, faillite, cessation de commerce ou autre cau^e, aurait cessé d'exister depuis plus de six mois, serait considéré comme supprimé et ne pourrait plus être transmis.

Telles sont les principales dispositions du projet de loi élaboré par la commission. Elle a mis quatre années à examiner la proposition de M. Jules Siegfried.

Le Sénat comprendra, nous lespérons, que la question doit maintenant être tranchée sans retard.

Il est ieiu[is d établir un cordon sanitaire pour arrêter cette peste ; tout retard serait funeste :

Jam projrimus ardet Ucalegon.

LA QUESTION DES CABARETS ET LA LUTTE CONTRE L ALCOOLISME DANS LES PAYS ÉTRANOERS.

A, — Europe,

Eu traitant la question du ui Duopole, nous avons passé eu re les systèmes ado]>tès en Russie, dans les Etats Scandinaves, et daDs la Caroline du Sud. M nouî^ reste à compléter ces aperçus eu jetant un coup d'œil sur les législations étrangères relatives» auxcabarels à ralcoolisme en général.

En Belgique, le Parlement a voté une u loi snr Tivresse piil' que » (1887) et la « loi de licence » (1889) état>lissiml une taxe, variant de 60 k 200 francs, d après le chiffre de la population, sur tes nouveaux débits d'alcool. ^H

La législation beige a mis en vigueur d'autres mesures très efffiH caces. Elle a interdit, notamment , de payer les salaires au cabaret et de cumuler la vente des liqueurs avec d'autres commercciî. Et, cinq ans après, ï on pouvait constater, dans le cliilTre des débita,^ une diminution de 14,C)00.

De plus, à partir de 1892, le gouvernement a organisé successive-' ment dans toutes les écoles publiques primaires et moyennes, laol pour garçons que pour filles, un enseignement spécial relatif à Talcoolisme.

Dans les écoles primaires pour garçons, il a fait établir des soci tés de tempérance contre Tusage des spiritueux ; plus de la moitié des élèves de ces écoles sont déjà enrôlés dans ces sociétés.

Le 4 février 1M3, la Chambre belge avait discuté la prise en eol sidération du projet de loi déposé par M. Devigne dans le butd'iîitefdire la fabrication, le transport, la vente et le débit de Tabsinthc danâ^B tout le royaume. Cette mesure radicale olitint l'adhésion du gouv^ nement ; M. Francotte, ministre du travail, n'hésita pas à la soutenir î la prise en considération fut votée ù runanimifé des membres présents, et la prohibition a été finalement décrétée par une loi du i^ ^^ vrier 1006,

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