SOCIÉTÉS BE TEMPÉRANCE
iWiilùrd, compte aujourd'hai un effectifde 450.000 meinKres payants, llpandus dans le mfvnde entier, sur lesquels 1 TU). 000 existenl aux Etats Unis, répartis en (>t Unions, chacune ayant un comité et, dans les grandes villes, un journal et un bureau permanent.
A Tune des dernières asseinliîées de la W.CT IL, le rapport général a signalé aux auditeurs que, pendant Fannie nK)l-tîl02, il avait été prononcé par les membres de la section 37,li^U discours publics, 8.^68 sermons dans les éj^lises, distribué 3.iî94.(M)0 pages de brochures de tempérance, et opéré en tout LOëti conversions. ^X'est à l'instigation de cette société puissante que tous les Etats ont H^cessivement introduit l'instruction obligatoire de la tempérance dans les écoles, et que le Con^Tès de Washington a fait passer Tk antîcanteen law » prohibant la vente des boissons ulcooHques dans l'armée et la marine.
De même, à Chicago, la bière et le vin sont exclus de la table du club des professeurs.
Aux Etats-Unis, les chefs des ^îrandes industries exigent, des ouvriers rjuHs emploient^ des gages de tempérance* Tout candidat est rigoureusement exclus s'il est prouvé qu'il s'adonne au wiskey.
Les Compagnies de chemin de fer sont encore plus sévères ; elles veulent que leurs employés soient abstinents, ef les font surveiller par des agents secrets qui las photographient dans les bars» slls viennent à y séjourner.
Le règlement de V « American raihvay association » porte que « l*usage des boissons enivrantes fiendant le service est interdit. Leur usage habituel ou la fréquentation des lieux où elles sont débitées est une cause suffisante de renvoi >n
Ce règlement est appliqué strictement par la plupart des Compagnies,
Dans les colonnes d'offres d'emplois des journaux du dimanche, on est frappé du grand nombre de mentions : « Wanted a sober and active clerk y> {On demande un employé sobre el aciif).
Les trade-uaions exigent de leurs membres, et surtout de leurs chefs, une tempérance absolue»
111 est de règle que les Fraternités (broilierhoods) se refusent k Bndre fait et cause pour ceux de leurs membres qui ont été renyés pour ivresse, et les privent de toute participation aux secours de chômage et de maladie.
Un très grand nombre, en outre, excluent de leurs rangs les débitants de boissons.
Eafin les trade-unions s'efforcent dlmposer la tempérance au mojnent des grèves, pour alléger leurs charges financières, et prévenir