CONCLUSION
vellement des traités avec les cessionnaires des buffets et des wagonsrestaurauts, elles s'efforcent d'y introduire des restrictions 5 la consommation des spiritueux.
Il demande que les compagnies donnent des ordres formels pour que Taccès des quais et des wagons soit interdit aux personnes en état manifeste d'ivresse.
l^ Le Congrès considérant que les sociétés coopératives de consommation délivrent leurs membres de la tutelle des débitants et qu'elles ont pour mission, non seulement de procurer à bon compte è leurs membres les objets dont ils ont besoin, mais encore d'améliorer leur situation matérielle et morale ;
Considérant que la lutte contre Talcoolisme est un moyen des plus efficaces d'obtenir cette amélioration ;
Emet le vœu que ces sociétés adhèrent toutes à la campagne anti-alcoolique, et appliquent dans leurs relations avec leurs membres toutes les mesures propres à réprimer la consommation de l'alcool.
Nous pensons que parmi les règlements nouveaux à proposer il en est un surtout qui donnerait satisfaction à l'opinion publique ; ce serait celui qui relèverait les droits sur l'alcool en France et les rapprocherait du taux adopté en Angleterre.
En Normandie, l'homme, au lieu de goûter les fruits savoureux de la terre, les jette dans Talambic dont l'alchimie moderne extrait un dangereux corrosif.
Les yeux éteints, les traits émaciés, les mains tremblantes, tels sont les signes distinctifs de l'ouvrier qu'on voit sortir, le soir, des officines de mort où son palais blasé n'éprouve plus môme de sensation, et la malheureuse femme, attend, à la porte de l'assommoir, cette loque humaine qui était, il y a 15 ans, le jeune fiancé auquel elle avait donné son cœur.
Sonnons la cloche d'alarme qui réveille les dormeurs. La France consomme aujourd'hui 220.000 hectolitres d'alcool : arrêtons ce flot qui monte et menace de tout submerger. Formons une grande fédération, un comité central ; appelons à notre aide la presse, les ouvriers de la parole et de la plume, les volontaires de l'apostolat, la levée en masse de tous ceux qui veulent la France grande et régénérée.
Nous ne cessons de le crier de toutes nos forces : L'alcool c'es l'ennemi ! Que notre clameur inlassable réveille comme un tocsin la torpeur de ceux qui tiennent le gouvernail !
Avec les publicistes qui ont étudié le problème de l'alcoolisme, nous exprimons le vœu :
Qu'on instruise avec la plus grande sollicitude nos enfants ; mais
GONCLUStON
qu'on s'applique avec plus de sollicitude encore h. leur éducation, à la formation et à Tentretlen de leurs sentiments moraux, car ce sera, à n en pas douter, Tarnie la plus siire dont puissent se servir les adversaires de Talcoolisme pour le prévenir, le remède le plus efficace pour le faire disparaître.
Souvenons-nous que les ouvriers d'une grande nation, s''ils s'abstenaient tous de liqueurs ferrnentées, pourraient acheter au bout de vingt ans toutes les usines où ils travaillent par la réalisation de cette épargne.
Méditons les enseignements qui émanent des sources les plus autorisées : communiquons-le h la jeunesse par une propagande incessante : crions de toutes nos forces aux hommes des nouvelles générations : soyez sobres el tempe rantsi Repoussons avec dégoût la coupe des breuvages impurs qui versent dans nos veines une vieillesse anticipée et préparent la déchéance finale ! Ayons toujours présents à Tesprit ces mots du naturaliste Duffon ; n Les hommes ne meurent pas : ils se tuent >y. Aujourdliui, ils se tuent surtout par Talcoolisme.
Pour que la France mutilée reprenne son auréole de force et de gloire^ arrêtons le tlot montant de Talcool, et proscrivons ce destrucleur de la pensée, du libre arbitre^ du courage et de la volonté I
Ayons toujours présente àl^esprit cette parole consolante de TEc riture Sainte : Dieu a fait les nations guérissables î