INFLUENCE SUR LES ÉPIDÉMIES
saient à table et y faisaient une grande consommation de liquides et de solides. Ils étaient pléthoriques, -rougeauds et grassouillets. Souvent l’exubérance de leurs humeurs se trahissait au dehors par une éruption de furoncles, de vésicules, d’eczéma, de boutons d’acné. Ils ont fini tous les trois, de la manière suivante. Un énorme anthrax s’est développé chez l’un sur l’épaule, chez un autre à la nuque, chez le troisième sur les reins. La maladie était si forte qu’elle s’accompagnait d’une fièvre vive. Mais le mal n’était pas tout au dehors. Le premier fut pris de douleurs vésicales et de rétention d’urine ; il fallut le sonder ; il finit par rendre des urines purulentes ; un abcès s’était sans doute formé au col de la vessie.; il mourut. Les deux autres subirent le même sort. Ils succombèrent à la suite d’une gêne extrême de la respiration annonçant que réchauffement du sang, dont l’anthrax était la conséquence, avait également porté son action sur les poumons.