‹ L'alcove (volume 2)Chapitre 5 sur 10 · AI < <>\L · texte numérisé non relu

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Oli ! c'est l'œuvre d un démon ! ci bOBtf&e n'a pas d'entrailles!

Elle sanglote. Mais, après un instant de silence, elle poursuit dune voix navrante

— C'est ma faute... je suis I* plus coupable! c'est moi qui n'ai pas eu de cœur, pas d'entrailles! Son dévouement, je l'ai récompensé d'une atroce manière! Je l'ai joué, raillé... pauvre jeune homme, il m'aimait de toute son âme!... Et moi... non, je n'ai pas à me plaindre, j'ai tout mérité!

Elle se tut quelques moments.

— Oh! c'est trop horrible! s'écrie -t-elle avec un redoublement de sanglots. Que faire?... où me cacher maintenant?... Moi, n'être plus aimée! moi, soulever le dégoût, l'épouvante! moi qui, depuis mon enfance, ai toujours entendu crier : Qu'elle est belle! moi fêtée, chérie, environnée d'hommages et

d'adorations, je verrai fuir toui le monde!... Oh ! mon Dieu ! mon Dieu !

Et elle pleurait.

Une idée subite traverse son cerveau :

madame Beîmare sent courir une sueur froide par tous ses membres ; ses tempes se serrent...

— Dieu ! s'écrie-t-elle d'une voix sourde ; ils ont parlé de vitriol... Je m'en souviens, autrefois j'ai vu une pauvre femme défigurée parle vitriol... c'était monstrueux ! Et moi, je serai donc ainsi? Oh!...

Alors ses cris deviennent plus gémissants, plus funèbres.

Au secours! dit-elle. Au secours! Un

médecin !

La porte s'ouvre ; une lumière paraît.

Les deux juges et le bourreau entrent dans la chambre.

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