‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 131 sur 250 · COMBINAISONS FACTICES : HAUTEUR MUSICALE DES CONSONNES · texte numérisé non relu

COMBINAISONS FACTICES : HAUTEUR MUSICALE DES CONSONNES

fin de phrase. Voici les chiffres obtenus par une seule série d'expériences, les autres séries lui étant identiques, sauf que l'élévation de la voix peut affecter indifféremment l'une ou l'autre des tranches déterminées :

Ata —

Atata —

Atatata

a ta

On voit que les accidents de hauteur musicale, à l'intérieur des formations qui dépassent trois syllabes, ne sont pas absolument nécessaires, et que, dans les conditions de déclamation signalées, la dernière voyelle est la seule qui sok forcément affectée d'une acuité plus considérable que les autres. Dans les exemples qui précèdent il y a progression mélodique de la première syllabe à la finale, et cette progression n'est pas troublée par la consonne sourde qui sépare les éléments vocaliques. Enfin, à mesure que le groupe s'allonge, les voyelles médianes, à cause de leur faible durée, tendent à présenter des variations de moins en moins importantes; il arrive que la hauteur se maintienne dans chacune sans fléchissement sensible du commencement jusqu'à la fin.

Les généralités qui concernent les voyelles une fois écartées, et sauf les observations complémentaires qui s'imposeront au cours des expériences prochaines, nous pouvons maintenant passer à l'étude des consonnes. Nous avons encore eu recours ici à des groupes artificiels : apa, apapa, apapapa, a fa, afafa, etc. . . dont le seul élément inconnu est la consonne. Nous rappelons que l'enregistrement en a été fait dans une séance unique, sans emphase, et sous les mêmes conditions de déclamation que précédemment. Les consonnes sourdes, quoique leur acuité n'ait pu être analysée, ont cependant été conservées dans le tableau qui va suivre; il flillait en effet établir que les consonnes sourdes 'se comportent comme les sonores et qu'elles ont la même influence sur la voyelle, sans distinction de qualité.

Quoique les analyses aient porté sur plusieurs séries d'inscriptions, on se contentera d'en transcrire une seule. Il suffit de fiiire observer que chacun des phénomènes que nous rencontrerons est représentatif de bien d'autres, et que ce qui s'est passé pour une combinaison comme alala peut se constater à nouveau dans a:{fl:^fl par exemple, ou dans toute formation analogue qu'on peut imaginer.

Voici les résultats obtenus :

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