V.ii
jaja
Ces observations faites, il est maintenant aisé de passer à l'examen de la syllabe : il n'est besoin que de se reporter au tableau fourni pour les groupes ata, atata, atatata, ada, adada, etc.. Les faits intéressants ressortent des chiffres.
Ce qu'il faut retenir en premier lieu, c'est que la voyelle seule, non la consonne, est l'élément important de la syllabe, puisque la progression des acuités s'établit uniquement par les articulations vocaliques, et que par conséquent il y a parallélisme absolu entre les durées et les hauteurs. En effet, au point de vue du temps et dans une déclamation non emphatique, la consonne ne peut être qu'égale (sensiblement) ou inférieure à la voyelle ; de même, au point de vue musical, la consonne ne peut être qu'identique à la voyelle ou plus grave qu'elle.
Si donc nous voulons étudier le rapport des syllabes entre elles dans les combinaisons enregistrées à l'appareil, il n'est point nécessaire de transcrire toutes les mesures prises, il suffira, pour la première voyelle, d'indiquer la note la plus basse, celle sur laquelle se fait le départ de la voix; puis, pour les autres, l'acuité la plus forte qu'on aura constatée ; enfin, pour la dernière, qui est en même temps la plus longue, deux notes, la plus haute et la plus grave, dont l'ordre suffira à faire apparaître, s'il y a lieu, la forme de la modulation. On procédera de même en ce qui concerne les consonnes, sans qu'il y ait d'exception pour la dernière.
Ainsi le groupe adadada, au lieu d'être conservé tel que nous l'avons donné :
peut être réduit de la manière suivante