‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 152 sur 250 · VIII, K · texte numérisé non relu

VIII, K

On voit que dans ces deux alexandrins les combinaisons rythmiques sont identiques, que dans le premier, pas plus que dans le second, les mots ne conservent leur individualité : ils se combinent au contraire avec la même facilité de façon à laisser apparaître des sommets concordant avec les divisions du sens.

On se souvient d'autre part de la théorie formulée par M. Grammont touchant la syllabe féminine qui suit immédiatement l'accent temporel. Nous nous sommes efforcé de montrer que cette syllabe se rattache au membre métrique antécédent, et non à la mesure suivante, comme le veulent avec ce critique Lubarsch, Becq de Fouquières et Clair Tisseur. En d'autres termes, nous avons défendu les coupes suivantes :

Il se croise — les bras — en un calme — profond, au lieu de celles-ci généralement adoptées :

Il se croi — se les bras — en un cal — me profond ' (A. de Vigny.)

LOTE. — L'alexandrin. 2)

Or l'analvse des hauteurs musicales confirme les résultats fournis par l'examen des durées : la syllabe muette, à l'intérieur comme à la fin du vers, est liée intimement à la tonique précédente en vertu de la loi selon laquelle le sens est le principe générateur du rythme. Sans doute, ici encore, quelques exemples paraissent donner raison aux théoriciens précités, et quelquefois la progression mélodique a l'air de s'établir

d'aiguë à aiguë :

Remettez-vous, monsieur, d'une alarme si chaude. De la fille d'Hélène à la veuve d'Hector.

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