‹ L'alexandrin d'apres la phonétique expérimentaleChapitre 161 sur 250 · XIII, G · texte numérisé non relu

XIII, G

Ces membres iambiques apparaissent à la fin de ce vers chaque fois que les mots constituant le dernier hémistiche n'ont pas été isolés l'un de l'autre par un silence.

ioH l'alexandrin français

Soit maintenant une mesure polysyllabique suivie d'un trochée :

Je ne rendais qu'à moi compte de mes désirs.

Jœ nœ râ de ha viiva ko tœ dœ nu de :^r

{Bér., 13.)

C a prononcé correctement, comme le sens le réclame. J au contraire soude deux pieds métriques en un seul, malgré les exigences du texte ;

la barrière, qui paraissait insurmontable, a été franchie par la voix, mais cette dérogation à la règle ne se serait pas produite si le poète avait

écrit :

Je ne rendais qu'à moi la justice absolue. . .

Le phénomène trouve donc sa cause dans la construction même du vers; c'est elle qui a rendu possible la fusion des membres en présence.

Le pied de deux syllabes ', comme pour la durée, est infiniment plus stable, et les variations auxquelles il est soumis sont relativement peu

importantes. Il y a cependant des exemples de réductions opérées d'une façon analogue à celles que nous venons d'examiner. L'iambe, nous allons

le voir, s'agrège à une courte formation rythmique consécutive pour former un groupe plus étendu. On comparera plusieurs déclamations d'un

même vers :

Bois, prés, fontaines, fleurs, qui voyez mon teint blême.

Bwà pré fô 1è nœ flœr ki vwa yé mô te blé niÇjn-)

0*-io 0''2i o 713 O 00

vo P 2° 280 340 380 340 400 420 380 400 380 400 400 420-400 380 360 320 360 360 400 360 360 380 320 320 280

(XII

G a prononcé comme le sens l'exige. Le mot /o«/fl/«« formant un pied 'O», égal en importance à ceux qui l'entourent, s'isole parfaitement entre les deux silences et conserve son individualité. P au contraire le relie au suivant et forme un groupe métrique de quatre syllabes • • «o dont les éléments sont devenus indissolubles.

Il faut également considérer que le trimètre romantique répondant à la formule 4 -|- 4 "H 4 comporte souvent en son milieu, quelquefois même en chacun de ses membres, une dipodie iambique imparfaite : le premier iambe marque une suspension de sens moins forte que le second et tend par conséquent à s'agréger intimement à lui. Ici encore on comparera utilement plusieurs déclamations d'un même vers :

Des flots bénis, des bois sacrés, des arbres prêtres.

De flô be ni de bwa sa kré de yir brœ pré tr(œ)

I. Ces dénoniinatioDS : pieds de 2, 3, 4 syllabes, ïambes, péons, anapestes etc., s'appliquent aussi à ces mesures lorsqu'elles s'augmentent d'une finale féminine. Le cas dont il

COMMENT s'altèrent LES GROUPES RYTHMiaUES

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